Réunis à Bohicon pour un atelier de trois jours, les députés de la Commission des finances et des échanges, rejoints par leurs collègues des autres commissions techniques, approfondissent leur maîtrise du rapport d’exécution du budget de l’État au 31 mars 2026. Cette initiative vise à consolider les capacités du Parlement en matière de contrôle de l’action gouvernementale et de suivi des finances publiques.
Les députés béninois franchissent une nouvelle étape dans le renforcement du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale. Depuis le mercredi 15 juillet 2026, les membres de la Commission des finances et des échanges, avec la participation de députés issus des autres commissions techniques, prennent part à un atelier de trois jours organisé à l’hôtel Amazone de Bohicon. Les travaux portent sur l’analyse et l’exploitation du rapport d’exécution du budget de l’État au premier trimestre de l’année 2026.
Organisée par l’Unité d’Analyse, de Contrôle et d’Évaluation du Budget de l’État (UNACEB), cette session de formation a pour objectif d’améliorer les capacités techniques des parlementaires afin de leur permettre d’exercer efficacement leur mission de contrôle des finances publiques.
À l’ouverture des travaux, le président de l’Assemblée nationale, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a rappelé que la responsabilité du Parlement dépasse le simple vote des lois de finances. Selon lui, les députés ont également l’obligation de suivre avec rigueur l’exécution du budget afin de s’assurer que les ressources publiques sont utilisées conformément aux engagements pris au profit des populations. Il a insisté sur l’importance de la transparence, de la redevabilité et de la qualité de la dépense publique dans la consolidation de la gouvernance financière.
Prenant la parole avant lui, le président de la Commission des finances et des échanges, le député Gérard Gbenonchi, a souligné que cet atelier constitue un cadre méthodologique essentiel pour améliorer l’analyse des données budgétaires. Il a indiqué que les travaux permettront d’élaborer une note technique destinée à éclairer les futurs débats parlementaires ainsi que les séances de contrôle du gouvernement. L’élu a également salué l’accompagnement du président de l’Assemblée nationale, de la Cour des comptes et de la coopération allemande à travers la GIZ.
Les échanges s’inscrivent dans un contexte où le Bénin est régulièrement cité parmi les meilleurs élèves d’Afrique francophone en matière de transparence budgétaire. Le représentant de la GIZ a d’ailleurs félicité les institutions béninoises pour les progrès enregistrés et encouragé la dixième législature à poursuivre les réformes visant à renforcer la gouvernance des finances publiques.
La première journée a été consacrée à plusieurs communications techniques animées par des experts de la Cour des comptes. Les participants ont examiné la situation économique du pays à la fin du premier trimestre 2026, les résultats des opérations budgétaires et de trésorerie, ainsi que le niveau d’exécution de la loi de finances à travers les différentes politiques publiques. Ces présentations ont permis aux députés d’apprécier les premières tendances de l’exécution budgétaire et d’identifier les principaux défis à relever.
Les travaux, qui se poursuivent jusqu’au 17 juillet, devraient déboucher sur des recommandations et des outils d’analyse destinés à renforcer l’efficacité du contrôle parlementaire. À travers cette initiative, l’Assemblée nationale confirme sa volonté de promouvoir une gestion plus transparente, plus rigoureuse et plus performante des ressources publiques, au bénéfice de tous les citoyens béninois.
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