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Examen du projet de loi portant Code des forêts et de la faune

Eugénie KOUANA plaide pour la valorisation des forêts sacrées

Eugénie KOUANA plaide pour la valorisation des forêts sacrées

Lors de l’examen du projet de loi portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin, la députée Eugénie KOUANA a salué l’initiative du Gouvernement visant à renforcer la protection du patrimoine naturel national. Tout en réaffirmant son soutien au texte, elle a formulé plusieurs recommandations destinées à améliorer son efficacité, avec un plaidoyer appuyé en faveur de la préservation et de la modernisation des forêts sacrées, qu’elle considère comme un levier écologique, culturel et économique.

Le débat parlementaire consacré au nouveau Code des forêts et de la faune a permis à la députée Eugénie KOUANA d’apporter une contribution remarquée, centrée sur la nécessité de préserver durablement la biodiversité béninoise. À ses yeux, la protection du patrimoine naturel constitue un enjeu majeur pour garantir l’équilibre des écosystèmes, renforcer la sécurité alimentaire et faire face aux effets grandissants des changements climatiques.

Saluant la volonté du Gouvernement d’actualiser le cadre juridique en vigueur, l’élue a estimé que ce projet de loi répond aux défis liés à la déforestation, au braconnage et aux insuffisances des textes existants. Selon elle, cette réforme permettra de mieux protéger les ressources forestières et fauniques du pays.

Dans son intervention, Eugénie KOUANA a toutefois souhaité que plusieurs mesures complémentaires accompagnent l’application de cette future loi. Elle a notamment recommandé un renforcement du dispositif de contrôle et de répression des infractions environnementales grâce à la création d’unités spécialisées, dotées de personnels qualifiés et de moyens adaptés, à proximité des aires protégées. Une telle mesure contribuerait, selon elle, à mieux sécuriser ces espaces sensibles ainsi que les populations riveraines.

La députée a également plaidé pour une politique plus ambitieuse de reboisement, avec un système permanent de mise en terre des plants piloté par les structures décentralisées en charge des eaux, forêts et de la chasse. Elle a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les collectivités territoriales à travers des réseaux de veille citoyenne et de sensibilisation pour soutenir les actions de protection de l’environnement.

Par ailleurs, Eugénie KOUANA a proposé de simplifier les procédures d’autorisation de création de plantations de bois de production afin d’encourager les investissements dans ce secteur et de réduire la pression exercée sur les forêts naturelles. Elle a aussi suggéré de promouvoir l’élevage de certaines espèces animales destinées à la consommation afin de limiter les chasses traditionnelles à l’origine de nombreux feux de brousse.

Le point fort de son intervention a porté sur les forêts sacrées, qu’elle considère comme un patrimoine exceptionnel du Bénin. Rappelant que ces espaces couvrent près de 18 400 hectares du territoire national, elle a regretté qu’ils continuent d’être fragilisés par l’urbanisation et l’expansion agricole malgré les dispositifs juridiques existants.

La parlementaire a ainsi exhorté le Gouvernement à engager une restructuration de ces aires protégées en demandant aux collectivités territoriales d’établir un répertoire exhaustif des forêts sacrées présentes sur leur territoire. Selon elle, ces espaces constituent de véritables sanctuaires pour des espèces végétales et animales rares, participent à la régulation du microclimat local et représentent un important potentiel écotouristique.

Prenant pour exemples la forêt sacrée de Kpassè à Ouidah et le sanctuaire des singes de Drabo, qui attirent déjà de nombreux visiteurs, Eugénie KOUANA a souhaité que certaines de ces forêts soient modernisées et davantage valorisées. Une telle démarche, a-t-elle soutenu, renforcerait à la fois le développement économique local, la promotion de la culture endogène et la préservation du patrimoine spirituel béninois.

En conclusion, la députée a lancé un appel fort à ses collègues parlementaires en les invitant à voter ce texte. « La nature ne vote pas, elle n’a pas de voix pour crier son agonie face à la déforestation, au braconnage ou à la disparition de nos espèces endémiques. En votant cette loi, nous lui offrons un bouclier », a-t-elle déclaré, convaincue que cette réforme constitue un acte déterminant pour les générations présentes et futures.

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