À l’occasion de l’examen du projet de loi portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin, la députée MEHOU Afiavi Solange a livré une intervention remarquée, portée par une vision résolument tournée vers les générations futures. Saluant une réforme qu’elle juge indispensable face aux défis environnementaux actuels, l’élue a appelé ses collègues à poser un acte historique en faveur de la préservation du patrimoine naturel national.
Le projet de loi portant Code des forêts et de la faune a suscité un débat nourri à l’Assemblée nationale. Prenant la parole en séance plénière, la députée MEHOU Afiavi Solange a défendu avec conviction un texte qu’elle considère comme l’une des réformes majeures en matière de protection de l’environnement au Bénin.
Pour la parlementaire, ce nouveau Code dépasse largement la simple réglementation des ressources forestières. Il incarne la volonté du Bénin de construire un modèle de développement conciliant croissance économique, protection de la biodiversité et responsabilité envers les générations futures.
S’appuyant sur les travaux de la commission, elle a rappelé que le pays perd chaque année près de 60 000 hectares de forêts, victimes de la déforestation, des feux de brousse, du braconnage et de l’exploitation illégale. Une situation préoccupante qui, selon elle, rendait indispensable la modernisation du cadre juridique existant.
La députée s’est particulièrement félicitée de l’approche globale retenue par le projet de loi. Celui-ci intègre non seulement la gestion durable des forêts et de la faune, mais également la préservation de la biodiversité, le renforcement de la gouvernance environnementale, l’application de sanctions adaptées ainsi que le respect des engagements internationaux du Bénin.
MEHOU Afiavi Solange a également salué la richesse des échanges en commission, mettant en avant les innovations contenues dans le texte. Elle a notamment cité la création d’un observatoire des forêts, le recours à l’intelligence artificielle pour améliorer la surveillance des espaces forestiers, le renforcement des politiques de reboisement, la coopération régionale, la gestion participative des ressources naturelles et les dispositifs destinés à empêcher l’utilisation des zones forestières à des fins terroristes.
Pour appuyer son argumentaire, la députée a rappelé la pensée de Montesquieu selon laquelle « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires », estimant que ce Code répond précisément à un besoin concret imposé par les mutations climatiques, l’évolution des attentes des populations et les nouveaux engagements internationaux du pays.
Évoquant ensuite Nelson Mandela, elle a insisté sur la responsabilité des décideurs d’aujourd’hui de laisser aux générations futures un patrimoine naturel mieux préservé. Dans le même esprit, elle a repris les mots de Victor Hugo invitant l’humanité à écouter la nature, soulignant que le développement ne saurait être durable sans le respect des équilibres écologiques.
Convaincue que ce texte constitue une étape décisive pour l’avenir environnemental du Bénin, la députée MEHOU Afiavi Solange a affirmé son soutien total au projet de loi. Pour elle, l’adoption du Code des forêts et de la faune ne représente pas seulement un vote législatif, mais un engagement fort en faveur de la protection des ressources naturelles et de la construction d’un avenir plus durable pour les générations présentes et futures.
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