Le Parlement béninois entend faire évoluer sa manière de communiquer. Désormais, il ne s’agit plus seulement de relater les activités de l’institution, mais surtout de mettre en lumière leurs résultats, leurs impacts et les changements qu’elles génèrent au profit des citoyens. Cette nouvelle dynamique est au cœur d’un atelier de formation ouvert ce mercredi 12 août 2026 à l’hôtel No Stress de Grand-Popo.
Organisée dans le cadre du Projet d’appui au renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (PARCPOGE II), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la rencontre réunit les acteurs de la communication parlementaire autour des pratiques et techniques de la communication axée sur les résultats de développement.
Passer du récit des activités à la mise en valeur des impacts
À l’ouverture des travaux, le Coordonnateur du PARCPOGE, Régis Dossou Kpanou, a souhaité la bienvenue aux participants et salué l’implication des différentes parties prenantes. Il a notamment exprimé sa reconnaissance au Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Joseph Fifamè Djogbénou, pour son engagement en faveur du renforcement de la qualité de la communication institutionnelle.
Il a également remercié le PNUD pour son accompagnement et son appui à la mise en place d’une communication davantage orientée vers les résultats.
Dans son intervention, le Coordonnateur du PARCPOGE a insisté sur la nécessité de dépasser le modèle traditionnel de communication institutionnelle, souvent limité à la diffusion de comptes rendus, de communiqués ou d’images d’activités.
Pour lui, la communication publique doit désormais permettre de comprendre ce qui a été fait, pourquoi cela a été fait, quels résultats ont été obtenus et quels changements ces actions produisent concrètement. Une évolution qui place la communication au cœur de la gouvernance et de la redevabilité.
Mieux expliquer l’action parlementaire aux citoyens
Prenant la parole au nom du Président de l’Assemblée nationale, le Directeur de cabinet a également appelé à une communication parlementaire plus transparente et davantage centrée sur les résultats.
Il a rappelé que l’Assemblée nationale, en tant qu’institution essentielle de la démocratie représentative, doit mieux faire connaître l’impact de ses principales missions : légiférer, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques.
L’enjeu est donc de ne plus se limiter à annoncer ou à raconter les actions entreprises, mais de montrer leur portée et leur contribution à l’amélioration de la vie des citoyens.
De nouveaux outils pour les communicateurs
Pendant trois jours, les participants sont appelés à renforcer leurs compétences à travers plusieurs communications et exercices pratiques.
Le Directeur des Services de l’information et de la communication (DSICOM) de l’Assemblée nationale, André Dossa, a lancé le cycle des communications avec une présentation consacrée aux axes et éléments essentiels de la communication institutionnelle appliquée au Parlement.
Fulbert Acapo est ensuite intervenu sur les techniques d’élaboration des résultats et des objectifs mesurables dans un terme de référence. De son côté, Elsie Assogba, du PNUD, a développé les notions de communication transformationnelle ainsi que les techniques de storytelling appliquées aux enjeux de gouvernance.
Ces différentes contributions visent à permettre aux communicateurs de mieux transformer les données institutionnelles en contenus accessibles, crédibles et surtout capables de montrer les changements induits par l’action publique.
Une communication au service de la confiance
Prévu jusqu’au vendredi 14 août 2026, l’atelier ambitionne ainsi de faire émerger une nouvelle culture de la communication parlementaire au Bénin : une communication fondée sur les résultats, les preuves, les impacts et les expériences humaines.
À travers le PARCPOGE II, l’Assemblée nationale et le PNUD entendent renforcer les capacités des professionnels de la communication afin de mieux rapprocher l’institution des citoyens.
Au-delà d’une simple modernisation des techniques rédactionnelles et médiatiques, l’initiative pose donc les bases d’une communication institutionnelle plus lisible et plus utile, capable de répondre à une exigence devenue incontournable : ne plus seulement dire ce que fait le Parlement, mais montrer ce que son action change concrètement dans la société.
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