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Consommation de la chicha au Bénin

L’os dans la gorge du gouvernement

L’os dans la gorge du gouvernement

De plus en plus visible dans les habitudes de certains jeunes au Bénin, la consommation de la chicha suscite de sérieuses inquiétudes. Malgré les risques liés à cette pratique, les séances de chicha continuent de se multiplier dans certains espaces de détente. Face à cette situation, les autorités sont appelées à renforcer le contrôle et à prendre des mesures fermes pour protéger la jeunesse.

La chicha gagne progressivement du terrain dans les habitudes de certains jeunes Béninois. Présentée parfois comme un simple loisir ou un moment de convivialité, elle s’installe dans certains bars, espaces de détente et lieux fréquentés par la jeunesse. Une banalisation qui inquiète de plus en plus.

Derrière les arômes et l’image festive qui entourent la chicha se pose pourtant une véritable question de santé publique. La fumée inhalée lors d’une séance peut exposer les consommateurs à des substances nocives. Le caractère social de cette pratique peut également favoriser son adoption par de nouveaux consommateurs, notamment parmi les plus jeunes.

Un phénomène qui ne doit pas être banalisé

Le principal danger réside dans la banalisation de la consommation. Certains jeunes peuvent être tentés de considérer la chicha comme moins dangereuse que la cigarette, alors que la fumée inhalée contient notamment du monoxyde de carbone et d’autres substances toxiques.

Face à cette évolution, la prévention ne devrait plus être limitée aux campagnes générales contre le tabagisme. Une attention particulière doit être accordée à la chicha, avec des actions d’information destinées aux élèves, étudiants, parents et responsables d’établissements accueillant du public.

La Police appelée à sévir contre les pratiques illégales

La lutte contre la consommation de chicha chez les jeunes ne saurait reposer uniquement sur la sensibilisation. Lorsque des établissements ne respectent pas la réglementation en vigueur, les services compétents doivent procéder aux contrôles nécessaires et appliquer les sanctions prévues par la loi.

La Police républicaine est ainsi appelée à renforcer les contrôles dans les lieux où la chicha est proposée, particulièrement lorsqu’il s’agit de protéger les mineurs. Les éventuelles infractions doivent être constatées et sanctionnées conformément aux textes en vigueur.

Un défi pour le gouvernement

Pour le gouvernement, le dossier de la chicha apparaît désormais comme un véritable os dans la gorge. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre prévention, protection de la jeunesse, contrôle des établissements et application effective de la réglementation.

Une réponse plus coordonnée entre les forces de sécurité, les services sanitaires, les collectivités locales et les acteurs de l’éducation permettrait de mieux contenir le phénomène.

La jeunesse constitue une force essentielle pour l’avenir du Bénin. Sa protection doit donc rester une priorité. Au-delà des discours, l’heure est à l’action : sensibiliser, contrôler et, lorsque cela est nécessaire, sanctionner les comportements contraires à la réglementation.

La question désormais posée aux autorités est simple : faut-il attendre que la consommation de chicha devienne davantage ancrée dans les habitudes des jeunes avant d’agir ? Pour de nombreux observateurs, la réponse est clairement non.

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