La bataille pour la composition du Bureau de la prochaine Assemblée Nationale est déjà ouverte et s’annonce particulièrement intense. Elle ne se limite pas à la mouvance présidentielle, mais s’étend surtout aux deux principales formations politiques du pays : l’Union Progressiste – le Renouveau (UP) et le Bloc Républicain (BR), qui auront la responsabilité de diriger les activités parlementaires pour la législature 2026-2032.
Les ambitions individuelles et collectives se font entendre avec force, au point de créer une véritable guerre de tranchées où aucun camp ne semble prêt à céder. Face à ces enjeux cruciaux – le Perchoir et les postes stratégiques du parlement – l’intervention du Chef de l’État, le Président Patrice Guillaume Athanase TALON, apparaît comme indispensable. Une médiation claire, équilibrée et pragmatique pourrait apaiser les tensions et éviter des conflits prématurés susceptibles de fragiliser l’action parlementaire.
Si cette médiation venait à manquer, le risque est réel : une fracture pourrait s’installer au sein de l’hémicycle, compromettant l’efficacité et la cohésion de l’institution. Les luttes pour la répartition des postes pourraient dégénérer en blocages, chaque camp cherchant à maximiser ses positions sans tenir compte du principe de fonctionnement démocratique du parlement.
Dans des conditions normales, les postes stratégiques reviennent naturellement au camp le plus fort. Mais la situation actuelle exige plus que la simple logique de force : un consensus fondé sur le bon sens et la rationalité est nécessaire pour garantir harmonie et stabilité à l’Assemblée Nationale. L’UP – le Renouveau, déterminée à affirmer sa position, ne semble pas disposée à céder face au BR, qui, avec ses 49 députés et le soutien de leur leader, le Président Abdoulaye BIO TCHANÉ, espère obtenir une représentation significative dans le nouveau bureau.
Ainsi, entre ambitions divergentes et calculs politiques, le processus s’apparente à un véritable “panier de crabes”, où chaque geste risque de bouleverser l’équilibre fragile de l’Assemblée. La médiation présidentielle s’impose plus que jamais pour transformer cette tension en un dialogue constructif, garantissant à la législature 2026-2032 un départ serein et un fonctionnement apaisé.
Soyez le premier à commenter cet article