À Porto-Novo, le président du Conseil économique et social (CES), Abdoulaye Bio Tchané, a achevé vendredi 4 septembre 2026 sa tournée nationale consacrée au lancement des activités des Conseils départementaux. Une étape de clôture marquée par un plaidoyer du coordonnateur départemental de l’Ouémé, Emmanuel Zossou, en faveur d’un CES davantage connecté aux réalités des populations.
Après avoir parcouru les douze départements du Bénin depuis le 25 août dernier, Abdoulaye Bio Tchané a choisi la préfecture de l’Ouémé pour mettre un terme à cette première tournée officielle de la huitième mandature. Entouré notamment du deuxième vice-président du CES, Pascal Essou, du Secrétaire général et de plusieurs cadres de l’institution, le président du CES a rencontré les responsables administratifs, les conseillers départementaux et les forces vives de l’Ouémé.
Cette tournée traduit une volonté clairement affichée par le président du CES : donner une nouvelle dimension à l’ancrage territorial de l’institution et rapprocher davantage sa réflexion des préoccupations quotidiennes des citoyens.
Bio Tchané imprime une nouvelle dynamique au CES
Depuis son arrivée à la tête de la huitième mandature, Abdoulaye Bio Tchané entend faire du CES une institution davantage utile, proche des citoyens et capable de contribuer efficacement à l’éclairage de la décision publique.
La création et l’animation des Conseils départementaux s’inscrivent dans cette orientation. Pour le président du CES, ces structures doivent permettre de mieux connaître les réalités des différents territoires, d’en identifier les défis, mais également d’en faire ressortir les potentialités, les initiatives et les innovations.
De Parakou à Porto-Novo, en passant par les autres départements, Bio Tchané a ainsi porté le même message : le CES doit être à l’écoute du pays réel et transformer les informations recueillies sur le terrain en matière utile à ses réflexions, avis et recommandations.
Emmanuel Zossou : « Le territoire doit aussi produire la connaissance »
À Porto-Novo, le coordonnateur départemental du CES de l’Ouémé, Emmanuel Zossou, a donné une résonance particulière à cette vision.
Dans son allocution d’ouverture de la première session ordinaire de la huitième mandature, il a salué l’initiative d’Abdoulaye Bio Tchané d’associer les Conseils départementaux à l’élaboration du Plan stratégique 2027-2031 du CES.
Pour Emmanuel Zossou, cette démarche représente une opportunité majeure pour renforcer la prise en compte des réalités locales dans la réflexion nationale.
Il a notamment défendu une conception selon laquelle les territoires ne doivent pas être considérés uniquement comme des espaces où sont appliquées les décisions prises au niveau central. Ils doivent également contribuer à produire les connaissances nécessaires à l’amélioration de ces décisions.
« Le Plan stratégique du CES ne sera donc pas seulement élaboré pour les territoires. Il devra également être nourri à partir des territoires », a-t-il souligné.
Une vision qui rejoint pleinement l’ambition portée par Abdoulaye Bio Tchané de faire des Conseils départementaux de véritables relais d’écoute, d’observation et d’analyse.
Des Conseils départementaux au service de la décision publique
Emmanuel Zossou a par ailleurs tenu à clarifier le rôle de la nouvelle structure. Le Conseil départemental du CES n’a pas vocation à se substituer à la Préfecture, aux Communes ou aux services déconcentrés de l’État.
Sa mission est complémentaire : éclairer la décision publique à partir d’une connaissance rigoureuse et sincère du terrain.
Les conseillers départementaux sont ainsi appelés à rester au contact des différentes composantes de la société afin de faire remonter aussi bien les difficultés que les potentialités, les initiatives et les aspirations des populations.
Pour le coordonnateur de l’Ouémé, cette mission suppose également de dépasser le simple recensement des problèmes. Il s’agit d’en rechercher les causes, d’identifier les interactions, de déterminer les leviers d’action et de formuler des propositions concrètes, réalistes et utiles.
L’Ouémé veut jouer pleinement sa partition
Dans cette perspective, Emmanuel Zossou a appelé à une collaboration étroite entre le Conseil départemental, la Préfecture, les Communes, les services de l’État et l’ensemble des forces vives du département.
L’objectif est de faire du Conseil départemental un espace de dialogue où les expériences, les connaissances et les préoccupations des différents acteurs peuvent être confrontées et transformées en propositions susceptibles d’alimenter les travaux du CES.
La préfète de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, a également insisté sur cette nécessité de faire du Conseil départemental un cadre de convergence des intelligences et des expériences au service d’un Ouémé plus prospère, inclusif et durable.
La médiation et les nouvelles missions expliquées aux conseillers
Autre moment important de la rencontre : l’intervention du deuxième vice-président du CES, Pascal Essou, consacrée notamment aux nouvelles dispositions introduites par la réforme de l’institution en matière de médiation.
Cette présentation pédagogique a permis aux participants de mieux comprendre les évolutions du dispositif et les responsabilités désormais dévolues aux différents acteurs.
Une tournée nationale qui ouvre une nouvelle étape
Avec cette étape de Porto-Novo, Abdoulaye Bio Tchané boucle une tournée de douze départements entamée le 25 août à Parakou.
Au-delà du caractère symbolique des cérémonies de lancement, cette démarche aura permis au président du CES de présenter les grandes orientations de la huitième mandature et surtout d’engager un premier dialogue direct avec les territoires.
À l’issue de cette tournée, un chantier majeur s’ouvre désormais pour les Conseils départementaux : écouter, analyser, documenter et faire remonter les réalités du terrain afin que celles-ci contribuent davantage à la réflexion nationale.
À Porto-Novo, Emmanuel Zossou a résumé cette ambition en quatre verbes : « Écoutons les territoires. Comprenons leurs réalités. Valorisons leurs potentialités. Et proposons des solutions. »
Une feuille de route qui rejoint l’ambition affichée par Abdoulaye Bio Tchané de faire du CES une institution plus proche des citoyens, plus utile à la décision publique et davantage enracinée dans les réalités du Bénin.
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