Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo a franchi une nouvelle étape ce mercredi 15 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. À l’issue de ses réquisitions, le ministère public a demandé une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre le principal accusé, Codjo Alofa. Les débats se poursuivront ce jeudi avec les plaidoiries de la défense.
L’affaire Pierre Urbain Dangnivo, qui continue de retenir l’attention de l’opinion publique plus de quinze ans après les faits, est entrée dans une phase décisive. Au cours de l’audience de ce mercredi, le ministère public a présenté ses réquisitions devant le tribunal.
Le procureur de la République a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre Codjo Alofa, principal accusé dans ce dossier. Le parquet a également sollicité une requalification des faits en complicité de meurtre avec coauteurs, tout en demandant une amende de 150 millions de francs CFA ainsi que la restitution des restes de la dépouille de Pierre Urbain Dangnivo à sa famille afin qu’elle puisse lui offrir une sépulture digne.
Concernant le second prévenu, Donatien Amoussou, le ministère public a requis une peine de 60 mois d’emprisonnement ferme pour des faits requalifiés en escroquerie.
À la suite des réquisitions du parquet, les avocats de la défense ont demandé un délai supplémentaire pour préparer leurs plaidoiries, estimant que la requalification des faits introduisait de nouveaux éléments nécessitant des échanges avec leurs clients. Le tribunal a finalement renvoyé l’audience au jeudi 16 juillet 2026, date à laquelle seront entendues les plaidoiries de la défense ainsi que les répliques des différentes parties.
Ce nouveau renvoi laisse présager une audience particulièrement attendue, alors que ce dossier emblématique de la justice béninoise approche progressivement de son dénouement.
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