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Stratégies électorales et survie politique

S’unir ou disparaître

S’unir ou disparaître

À l’approche des élections législatives et municipales, la pression monte sur les petits partis. L’exigence légale des 10% au plan national et le seuil des 20% par circonscription mettent à nu leurs fragilités. Beaucoup sont appelés à dépasser les calculs personnels pour négocier leur avenir au sein des grandes formations.

Les règles du jeu électoral sont claires : pour espérer siéger dans les prochains conseils municipaux ou à l’Assemblée nationale, les partis politiques doivent franchir deux barrières incontournables. D’abord, le seuil des 10% des suffrages exprimés au plan national. Ensuite, celui des 20% dans chaque circonscription électorale.

Face à ces exigences, nombre de formations politiques de petite taille sont au pied du mur. Elles doivent choisir entre l’isolement, synonyme de défaite certaine, et la fusion avec les grands ensembles, gage de survie et de représentation.

Certains leaders, encore prisonniers de leurs intérêts égoïstes, semblent vouloir tenter l’aventure en solitaire. Mais l’arithmétique électorale ne pardonne pas. À défaut de dépasser ces seuils, leurs militants resteront sans élus et donc sans voix au chapitre des grandes décisions nationales et locales.

La solution paraît pourtant simple : négocier intelligemment des places éligibles sur les listes des partis solides. Une stratégie de réalisme politique qui permettrait de préserver l’avenir des militants et d’éviter le triste sort du “poteau”.

En somme, l’heure n’est plus à la dispersion mais à la consolidation. Les partis qui sauront faire preuve d’humilité et d’anticipation sortiront gagnants. Les autres risquent de signer leur disparition définitive de la scène politique.

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