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Santé publique

Pratiques médicales défaillantes : 17 vies perdues en 2025

Pratiques médicales défaillantes : 17 vies perdues en 2025

Au Bénin, l’année 2025 aura été marquée par un lourd tribut humain imputable à des dysfonctionnements dans le système de soins. L’Autorité de régulation du secteur de la santé (ARS) dresse un tableau préoccupant des pratiques observées dans plusieurs établissements sanitaires, aussi bien publics que privés.

Un constat sévère après des contrôles à grande échelle

À l’issue d’une vaste opération de contrôle, la Cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestations de soins médicaux de l’ARS a révélé que 17 décès sont directement liés à des mauvaises pratiques médicales enregistrées au cours de l’année 2025.

Au total, 928 établissements de santé ont été inspectés à travers le pays, dont 626 structures publiques et 302 privées, mettant en lumière de nombreuses insuffisances dans l’offre de soins.

Des manquements aux conséquences dramatiques

Présentant les résultats de l’inspection, Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la cellule, a indiqué que ces décès sont principalement dus à des défauts de surveillance des patientes, des violations des protocoles obstétricaux, des actes médicaux réalisés hors compétence et une traçabilité défaillante des références et contre-références.

Le bilan humain fait état de sept décès maternels et de dix morts fœtales ou néonatales, illustrant la vulnérabilité persistante de la santé maternelle et infantile.

Des sanctions pour faire respecter la loi

Face à ces dérives, l’ARS n’est pas restée passive. Des sanctions administratives et judiciaires ont été prononcées contre plusieurs contrevenants.

Un individu a notamment été interpellé et présenté à la justice pour exercice illégal de la médecine, tandis que son cabinet d’échographie a été immédiatement fermé, conformément aux textes en vigueur.

Restaurer la confiance dans le système de soins

Pour Valère Goyito, la sécurité des patients doit demeurer une priorité absolue. Il rappelle que celle-ci constitue « le socle fondamental de la qualité des soins ».

La cellule de contrôle et d’inspection entend poursuivre ses actions afin de renforcer la discipline professionnelle, assainir le secteur de la santé et surtout restaurer durablement la confiance des populations dans le système sanitaire béninois.

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