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Société / Santé mentale

Porto-Novo face à ses oubliés de la rue

Porto-Novo face à ses oubliés de la rue

De plus en plus de personnes souffrant de troubles mentaux errent dans les artères de la capitale, exposées aux dangers et créant un climat d’inquiétude. Une réalité alarmante qui appelle des réponses urgentes et humaines.

La détresse à ciel ouvert

Porto-Novo, ville en pleine transformation urbaine, présente néanmoins un tableau qui suscite tristesse et interrogation. De nombreuses personnes atteintes de maladies mentales déambulent quotidiennement dans les rues : carrefours, marchés, abords des services publics… Aucun espace ne semble épargné.

Exposés aux accidents, aux agressions et à la stigmatisation, ces citoyens vulnérables vivent une détresse à ciel ouvert, sous les regards impuissants des passants.

Un défi social et sanitaire

Alors que l’État a affiché depuis plusieurs années sa volonté de mieux prendre en charge les populations vulnérables, la présence massive de malades mentaux dans l’espace public questionne l’efficacité des dispositifs actuels.

Des réformes structurelles sont en cours dans le secteur de la santé mentale, mais leur impact peine encore à se faire sentir sur le terrain. Les familles, souvent démunies, ne disposent pas des ressources nécessaires pour assurer les soins adaptés, abandonnant malgré elles leurs proches aux aléas de la rue.

Villes modernes, responsabilités renforcées

Porto-Novo, engagée dans un vaste chantier de modernisation, ne peut aspirer à devenir une ville modèle en laissant prospérer de telles scènes de désolation. Les cités en réhabilitation doivent offrir un cadre de vie digne à tous leurs habitants, y compris les plus fragiles, et veiller à maintenir la sécurité collective.

Agir maintenant

Au-delà des discours, il devient indispensable de renforcer les actions concrètes :

dispositifs spécialisés de prise en charge,

accompagnement social renforcé,

campagnes de sensibilisation contre la stigmatisation,

implication des collectivités locales et des organisations communautaires.

Redonner à ces personnes une protection, des soins et une dignité n’est pas une option : c’est une obligation morale, sociale et juridique.

Pour des villes humaines, sûres et agréables, le temps de l’action est venu.

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