Le Bénin confirme son statut de référence en matière d’organisation électorale sur le continent africain. Depuis ce mercredi 11 février 2026, la Commission électorale nationale autonome (Céna) accueille une délégation de haut niveau de la Direction générale des élections (DGE) du Sénégal dans le cadre d’une visite de travail axée sur le partage d’expériences et le renforcement des systèmes électoraux.
Conduite par le Directeur général des élections du Sénégal, Biram Séné, la délégation a été officiellement reçue au siège de la Céna par son président, Sacca Lafia.
Cette rencontre a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux responsables, avant de se poursuivre par une séance de travail élargie réunissant les membres du Conseil électoral ainsi que les équipes techniques de la Direction générale des élections du Bénin.
Dans son allocution de bienvenue, le président de la Céna a rappelé que cette mission s’inscrit dans la continuité d’une coopération déjà engagée entre les deux pays. Il y a environ un an, une délégation béninoise s’était rendue à Dakar pour s’inspirer du modèle sénégalais.
Une expérience dont les enseignements, selon Sacca Lafia, ont largement contribué à la réussite des premières élections couplées organisées au Bénin.
Aujourd’hui, la dynamique s’inverse. Les responsables sénégalais souhaitent à leur tour s’imprégner des spécificités du dispositif béninois, notamment en ce qui concerne l’organisation technique des scrutins, la structuration et le financement des partis politiques, ainsi que les mécanismes favorisant des élections apaisées. « Le Bénin présente des particularités intéressantes qui suscitent l’intérêt de nos collègues sénégalais, notamment notre capacité à organiser des élections dans un climat de calme et de sérénité », a souligné le président de la Céna.
Les travaux portent principalement sur le cadre institutionnel béninois, caractérisé par la coexistence de deux organes distincts en charge du processus électoral : la Direction générale des élections et le Conseil électoral. Une architecture institutionnelle qui contraste avec le modèle sénégalais, où la DGE concentre l’ensemble des responsabilités électorales.
Au-delà des échanges techniques à Cotonou, la délégation sénégalaise prévoit également une visite à Ouidah au terme de son séjour, mêlant dimension institutionnelle et découverte culturelle.
À l’issue de cette mission, les deux parties entendent capitaliser sur les enseignements tirés afin de consolider leurs dispositifs électoraux respectifs. Cette initiative illustre la vitalité de la coopération sud-sud et la volonté commune des institutions électorales africaines d’œuvrer pour des processus électoraux crédibles, transparents et pacifiques.
Soyez le premier à commenter cet article