Le président de la République, Romuald Wadagni, a franchi une nouvelle étape dans la modernisation des institutions en procédant à l’installation officielle du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit. Composé de trois personnalités, cet organe est chargé d’actualiser l’arsenal juridique béninois afin de l’adapter aux défis du développement et aux mutations de la société.
Le Bénin renforce son dispositif de réforme législative. Au Palais de la Marina, le président de la République, Romuald Wadagni, a officiellement installé les membres du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit, une structure stratégique chargée d’améliorer en permanence le cadre juridique national.
Créée dans le cadre des réformes institutionnelles engagées par le gouvernement, la Commission a pour mission d’assurer une veille sur les textes législatifs et réglementaires, de proposer leur actualisation et d’accompagner les pouvoirs publics dans l’élaboration de nouvelles normes répondant aux exigences du développement du pays.
Le Comité permanent est présidé par Noël Gbaguidi. Il est épaulé par Djidjoue Gboyou, vice-président, tandis que Igor Guedegbe assure les fonctions de rapporteur. Ensemble, ils auront la responsabilité de conduire les travaux de réforme et de formuler des propositions destinées à renforcer la cohérence, l’efficacité et la modernité du droit béninois.
Dans son intervention, le chef de l’État a souligné que le droit ne doit plus être considéré uniquement comme un instrument d’organisation sociale, mais également comme un véritable levier de transformation économique et de développement. Il a invité les membres du Comité à identifier les textes devenus obsolètes, à combler les insuffisances juridiques et à anticiper les nouveaux défis liés notamment au numérique, à l’urbanisation, à l’agriculture et au changement climatique.
Romuald Wadagni a, par ailleurs, assuré que le gouvernement mettra à la disposition de la Commission les moyens techniques, financiers et logistiques nécessaires à la réussite de sa mission. Il a également insisté sur la nécessité d’une démarche participative associant universitaires, magistrats, professionnels du droit, organisations de la société civile et autres acteurs concernés afin de bâtir un corpus juridique moderne, cohérent et tourné vers l’avenir.
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