Depuis l’accession au pouvoir du président Patrice Talon en 2016, l’agriculture béninoise est engagée dans une profonde transformation. Réorganisation institutionnelle, investissements massifs et nouvelles orientations stratégiques ont redessiné les contours d’un secteur longtemps confronté à des limites structurelles. Dix ans plus tard, les premiers résultats témoignent d’un changement de cap assumé et d’une dynamique désormais bien enclenchée.
Rupture avec les pratiques du passé
Lors de la campagne présidentielle de 2016, Patrice Talon ne faisait pas de concessions dans son diagnostic du secteur agricole. Il dénonçait des méthodes de production archaïques, un accès limité au financement, des infrastructures défaillantes, une recherche agricole peu dynamique et un encadrement insuffisant des producteurs. Une situation qui freinait la compétitivité et le potentiel de création de richesse du monde rural.
Devenu chef de l’État, il a engagé des réformes structurelles visant à assainir l’administration agricole, à rationaliser les structures existantes et à créer de nouveaux outils plus efficaces. L’objectif affiché : faire de l’agriculture un véritable levier de croissance économique et d’emplois durables.
Cap sur la mécanisation et la structuration des filières
Au cœur de cette nouvelle politique agricole figure la modernisation des systèmes de production. Le gouvernement a facilité l’accès aux équipements et aux machines agricoles grâce à des subventions ciblées, renforcé les infrastructures rurales à travers la réhabilitation des pistes agricoles, et encouragé la production à grande échelle de cultures stratégiques comme le manioc et l’arachide.
Parallèlement, de nouvelles filières ont été promues afin de diversifier l’offre agricole et de mieux valoriser les productions locales. « Conscients que l’agriculture constitue le socle de notre développement socio-économique, nous avons fait le choix d’y investir durablement », a souligné le président Patrice Talon.
Des indicateurs en nette amélioration
Les réformes engagées commencent à produire des résultats tangibles. La production agricole est en hausse, les exportations progressent et la contribution du secteur à l’économie nationale se renforce. Selon les données du recensement national de l’agriculture, le Produit intérieur brut agricole a enregistré une croissance de 1,8 % en 2020.
Mieux encore, les produits agricoles représentent désormais plus de 70 % de la valeur totale des exportations du Bénin, confirmant le rôle stratégique du secteur dans l’équilibre de la balance commerciale et la création de richesse nationale.
Une dynamique appelée à se consolider
Si des défis subsistent, notamment en matière de transformation locale et de financement des exploitations, la trajectoire engagée depuis 2016 marque un tournant décisif. La modernisation agricole, longtemps annoncée, est désormais une réalité en construction, portée par une vision politique claire et des actions concrètes sur le terrain.
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