L’annonce inattendue du ticket Romuald WADAGNI – Mariam TALATA comme duo pressenti pour porter les couleurs du parti Les Démocrates à la présidentielle de 2026 a provoqué une véritable onde de choc dans le camp de Boni Yayi. Entre stupeur, incompréhensions et calculs politiques, les équilibres internes du parti se retrouvent bousculés.
Le parti Les Démocrates traverse l’une de ses plus intenses turbulences depuis sa création. Alors que la base militante s’attendait à voir émerger un duo issu du cercle rapproché de Boni Yayi, l’option d’un ticket formé par Romuald WADAGNI, actuel ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, et Mariam TALATA, vice-présidente de la République, a pris de court plus d’un observateur.
Selon des sources internes, la proposition aurait été évoquée lors d’échanges informels entre certaines figures du parti et des acteurs influents du paysage politique béninois, soucieux de voir émerger une candidature de rassemblement. Ce duo, symbolisant à la fois compétence technocratique et expérience institutionnelle, représenterait une ouverture inédite vers le dialogue et la réconciliation nationale.
Mais du côté du président d’honneur Boni Yayi, la surprise est totale. L’ancien chef de l’État, qui plaidait pour une candidature issue du sérail démocrate pur jus, voit dans cette hypothèse une tentative de déstabilisation de la ligne originelle du parti. Plusieurs de ses proches dénoncent déjà une « infiltration orchestrée » pour neutraliser l’opposition.
Les réactions au sein du parti sont vives. Certains cadres y voient une opportunité historique de repositionner Les Démocrates au centre du jeu politique, tandis que d’autres dénoncent une manœuvre qui trahit les idéaux fondateurs du mouvement. Dans les couloirs du siège du parti, les débats s’enflamment, les alliances se redessinent, et l’avenir du camp Yayi semble plus incertain que jamais.
Si cette combinaison WADAGNI–TALATA venait à se confirmer, elle redéfinirait profondément les rapports de force politiques au Bénin. Un ticket qui, selon plusieurs analystes, pourrait séduire au-delà des clivages partisans… mais aussi provoquer une recomposition sans précédent dans les états-majors politiques.
Soyez le premier à commenter cet article