À l’approche des législatives et municipales, certains militants cherchent à s’assurer une place sur les listes en multipliant dons et communications tapageuses. Une stratégie qui interroge sur leur véritable poids politique et leur ancrage auprès des populations.
La fièvre des positionnements gagne déjà les états-majors politiques. Dans plusieurs partis, l’heure n’est plus à la mobilisation de terrain mais aux manœuvres de coulisses. Certains militants, conscients de leur faible assise populaire, misent désormais sur les dons spectaculaires et une communication démesurée pour séduire les décideurs.
Des meetings improvisés, des distributions de fournitures scolaires et de vivres, des affiches omniprésentes sur les réseaux sociaux… tout est mis en œuvre pour donner l’image d’un acteur incontournable. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre : peu de structures locales, peu de relais communautaires, et surtout une faible capacité de mobilisation.
Cette course à l’apparence traduit une mutation inquiétante du militantisme, où le travail de proximité et l’implantation durable laissent place à des pratiques opportunistes. Pourtant, les populations restent les véritables juges : elles savent distinguer ceux qui ne se montrent qu’à l’approche des élections de ceux qui, au quotidien, partagent leurs luttes et leurs espoirs.
Dans ce contexte, la responsabilité incombe aussi aux partis politiques. Fermer les yeux sur ces comportements, c’est prendre le risque d’aligner des candidats sans véritable légitimité populaire. Or, la crédibilité des institutions locales et nationales dépend avant tout de la représentativité et de la sincérité des élus.
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