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CRISE AU SEIN DU PARTI LES DÉMOCRATES

Nouvelles démissions en cascade à la veille du congrès ordinaire

Nouvelles démissions en cascade à la veille du congrès ordinaire
À quelques heures de son deuxième congrès ordinaire, prévu les 10 et 11 octobre 2026 à Porto-Novo, le parti Les Démocrates fait face à de nouveaux départs. Après les démissions de Célestin Hounsou et de René Igari Orou Bagoudou, Daniel Sarè Kpéra a également annoncé son retrait de la formation politique, ravivant les interrogations sur la cohésion interne du parti. Le parti d’opposition Les Démocrates traverse une nouvelle zone de turbulences. À la veille d’un rendez-vous déterminant pour son organisation et son avenir politique, la formation enregistre plusieurs démissions parmi ses responsables. Une succession de départs qui intervient dans un contexte marqué par des divergences internes et un conflit autour de la direction du parti. Le vendredi 9 octobre 2026, Daniel Sarè Kpéra, jusque-là coordonnateur de la 8e circonscription électorale, a annoncé sa démission. Cette décision vient s’ajouter à celles de deux autres responsables, Célestin Hounsou, ancien député, et René Igari Orou Bagoudou, vice-président chargé de la coordination des activités dans le département de l’Alibori, qui avaient quitté le parti la veille. Des divergences de fond évoquées Les motifs avancés par certains démissionnaires mettent en évidence des désaccords sur les orientations et le fonctionnement de la formation politique. Célestin Hounsou a notamment estimé que les idéaux ayant guidé son engagement politique ne se retrouvaient plus dans la dynamique actuelle du parti. De son côté, René Igari Orou Bagoudou a justifié son départ par des divergences majeures d’orientation politique et des décisions qu’il juge incompatibles avec la poursuite de son militantisme. Ces prises de position illustrent le malaise qui traverse une partie des responsables de la formation politique. Un congrès organisé dans un climat de tensions Ces démissions surviennent alors que Les Démocrates s’apprêtent à tenir leur deuxième congrès ordinaire à Porto-Novo. Cette rencontre doit notamment permettre aux militants et aux délégués de se pencher sur la vie du parti et le renouvellement de ses instances dirigeantes. Cependant, les travaux s’ouvrent dans un contexte de divisions persistantes, accentuées par les divergences apparues autour de la présidentielle de 2026 et par le différend opposant les camps d’Éric Houndété et de Nourénou Atchadé sur la direction du parti. Après le départ de Boni Yayi de la présidence de la formation, les contestations internes ont pris une dimension judiciaire, ajoutant une difficulté supplémentaire à la gestion de la crise. Quel avenir pour Les Démocrates ? La multiplication des démissions pose désormais la question de la capacité du parti à préserver ses forces militantes et à maintenir sa cohésion. Le congrès des 10 et 11 octobre constitue ainsi une échéance importante pour tenter de clarifier les orientations politiques, de consolider les structures et de restaurer la confiance entre les différentes sensibilités. Au-delà du renouvellement des instances, les responsables de la formation devront faire face à un défi majeur : trouver les voies d’un apaisement durable afin de préserver la place du parti dans le paysage politique béninois.
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