La Cour constitutionnelle a rendu publics, le lundi 19 janvier 2026, les résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier dernier, entérinant ainsi les chiffres précédemment proclamés par la Commission électorale nationale autonome (Céna). À l’issue du scrutin, l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) s’adjuge 60 sièges, tandis que le Bloc Républicain (BR) en obtient 49, sur les 109 que compte le Parlement béninois.
Cette proclamation marque l’ouverture officielle de la phase de contentieux électoral. Conformément aux dispositions en vigueur, les candidats disposent d’un délai de dix jours pour introduire d’éventuels recours devant la juridiction compétente.
Une Assemblée entre continuité et changement
La 10e législature s’annonce comme un subtil mélange de sang neuf et de visages bien connus de l’hémicycle. Si plusieurs nouveaux députés feront leur entrée au Palais des Gouverneurs, une frange importante d’élus chevronnés confirme, une fois encore, son ancrage durable dans la vie parlementaire nationale.
Les doyens, piliers de l’hémicycle
Certains députés affichent une longévité parlementaire impressionnante, cumulant près de deux décennies de présence continue à l’Assemblée nationale. Parmi ces figures emblématiques figurent :
- Edmond Agoua (UP-R, 10e circonscription électorale), élu pour la sixième fois consécutive. Présent au Parlement depuis 2007, il totalise déjà 19 années de mandat et pourrait atteindre 26 ans de carrière parlementaire à l’horizon 2033.
- Sofiatou Schanou (BR, 19e circonscription), également à son sixième mandat, avec un parcours parlementaire entamé en 2007.
- N’Ouémou Domitien (UP-R, 3e circonscription), reconduit pour un sixième mandat, fort de 19 années d’expérience.
- Antoine N’Da N’Da (BR, 4e circonscription), réélu pour la sixième fois, figure constante de l’Assemblée depuis près de vingt ans.
- Augustin Ahouanvoebla (UP-R, 20e circonscription), lui aussi à son sixième mandat.
- Benoît Dègla (BR, 10e circonscription), réélu pour un nouveau mandat de sept ans, après une première expérience parlementaire en 2007.
Expérience confirmée et relève progressive
D’autres élus, tels que Barthélémy Kassa, Aké Natondé, Adomahou Jérémie ou encore Gérard Gbénonchi, comptent déjà au moins trois mandats parlementaires, consolidant ainsi le socle d’expérience de la nouvelle Assemblée.
À l’inverse, le choix de figures politiques comme Issa Salifou, Charles Toko, Samou Adambi et Rachidi Gbadamassi de ne pas se représenter a contribué à libérer des espaces pour une nouvelle génération de députés, appelée à faire ses premiers pas sur la scène parlementaire nationale.
Une longévité sans plafond
La Constitution béninoise ne fixant aucune limitation du nombre de mandats parlementaires, rien n’empêche juridiquement les doyens actuels de solliciter, une fois encore, la confiance des électeurs en 2033. Une perspective qui alimente le débat sur l’équilibre entre expérience institutionnelle et renouvellement politique.
En attendant, tous les regards sont tournés vers le 8 février 2026, date prévue pour l’installation officielle des députés de la 10e législature, étape décisive avant l’entrée en fonction effective de la nouvelle Assemblée nationale.
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