Le verdict des urnes est sans appel pour le parti Les Démocrates à l’issue des élections législatives du dimanche 11 janvier 2026. Les résultats définitifs proclamés le lundi 19 janvier par la Cour constitutionnelle consacrent un revers majeur pour cette formation politique, incapable de franchir le seuil légal requis pour accéder à l’Assemblée nationale.
Avec un score national de 16,20 %, Les Démocrates échouent à satisfaire aux exigences du Code électoral, notamment l’obligation d’atteindre au moins 20 % des suffrages exprimés dans un nombre suffisant de circonscriptions. Dans les faits, le parti est resté en deçà de ce seuil dans 13 des 24 circonscriptions électorales que compte le pays, compromettant ainsi toute possibilité de participation au partage des sièges parlementaires.
Les chiffres révèlent des contre-performances notables dans plusieurs zones. Les résultats les plus faibles ont été enregistrés dans la 11e circonscription (2,93 %), la 23e (6,87 %), la 3e (6,01 %) et la 5e circonscription (9,47 %). D’autres scores, tout aussi insuffisants, ont été observés dans la 1er circonscription (15,83 %), la 9e (18,58 %), la 12e (5,28 %), la 17e (4,33 %), la 18e (8,05 %) et la 20e circonscription (11,51 %).
Ce recul électoral marque un tournant difficile pour Les Démocrates, qui voient leurs ambitions parlementaires s’évanouir au profit des deux grandes formations de la mouvance présidentielle. En effet, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR) sont les seuls partis à avoir rempli les conditions légales d’éligibilité.
La nouvelle Assemblée nationale sera ainsi composée exclusivement de députés issus de ces deux partis, avec une majorité confortable pour l’UP-R qui décroche 60 sièges, contre 49 sièges pour le BR.
Une configuration politique qui redessine durablement le paysage parlementaire et pose de nouveaux défis à l’opposition béninoise à l’orée de la prochaine échéance présidentielle.
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