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Nouveau Code de la route

Le Sénat entre en scène avant la promulgation

Le Sénat entre en scène avant la promulgation
Après son adoption à l’Assemblée nationale, la loi n° 2026-18 franchit une nouvelle étape institutionnelle. Le texte de 122 articles, destiné à remplacer la réglementation héritée de 1956, attend désormais l’aboutissement de la procédure législative avant son entrée en vigueur. Le Bénin s’engage dans une nouvelle ère en matière de réglementation routière. Adopté à l’unanimité des députés présents et représentés le lundi 26 octobre 2026, le nouveau Code de la route constitue une avancée majeure dans la modernisation du cadre juridique encadrant la circulation sur les voies publiques. Mais si le vote des parlementaires marque un tournant, le processus législatif doit encore suivre son cours avant que le texte ne devienne applicable. Composé de six titres et de 122 articles, ce dispositif est appelé à remplacer l’arrêté général de 1956, devenu inadapté aux réalités actuelles de la mobilité. Son adoption intervient dans un contexte où les pouvoirs publics entendent renforcer la sécurité routière, responsabiliser les usagers et lutter plus efficacement contre les comportements dangereux au volant ou au guidon. Le Sénat, un acteur de la nouvelle procédure législative Avec la réforme constitutionnelle du 17 décembre 2025, le fonctionnement institutionnel du Bénin a évolué, notamment en matière de procédure législative. Désormais, les lois votées par l’Assemblée nationale sont transmises simultanément au président de la République et au président du Sénat, conformément à l’article 86 de la Constitution. Cette disposition confère à la nouvelle chambre parlementaire un rôle dans le mécanisme de traitement des textes législatifs. L’article 113-2 de la Constitution, repris par l’article 3 du règlement intérieur du Sénat, prévoit notamment la possibilité de solliciter une seconde délibération d’une loi, dans les conditions prévues par les textes en vigueur. Cette faculté ne concerne toutefois pas les lois de finances, les lois de règlement et les lois de programmes. Pour le nouveau Code de la route, la suite de la procédure dépendra donc des éventuelles observations formulées et de l’application des mécanismes constitutionnels. Le Sénat pourrait être appelé à intervenir si les conditions prévues par la loi fondamentale sont réunies. La promulgation, étape décisive avant l’application L’adoption du texte par les députés ne signifie pas encore son entrée en vigueur. La promulgation par le président de la République demeure une étape déterminante du processus. En l’absence d’obstacle à la procédure, la loi pourra être promulguée et produire ses effets conformément aux dispositions applicables. Le gouvernement, qui a initié le projet, a également annoncé avoir préparé les mesures réglementaires nécessaires à sa mise en œuvre. Le ministre chargé des Transports, Georges Alé, a notamment insisté sur la disponibilité de textes complémentaires destinés à accompagner l’application du nouveau dispositif. Au-delà des formalités institutionnelles, l’enjeu sera également de préparer les usagers aux nouvelles exigences. Les autorités prévoient ainsi des actions d’information, de sensibilisation et de prévention afin de favoriser une meilleure appropriation des règles par les conducteurs, les motocyclistes et les autres usagers de la route. Un tournant pour la sécurité routière Le nouveau Code entend renforcer les obligations des conducteurs et mieux encadrer plusieurs comportements à risque. Parmi les innovations annoncées figurent une définition plus précise des règles de circulation, le renforcement des sanctions contre certaines infractions graves ainsi que des exigences relatives au permis de conduire, à l’assurance et au respect des prescriptions de sécurité. Ces mesures répondent à une préoccupation majeure : la réduction des accidents et des pertes en vies humaines sur les routes béninoises. Leur efficacité dépendra toutefois autant de la rigueur des contrôles que de la sensibilisation des populations et de l’application cohérente des dispositions légales. La promulgation de la loi n° 2026-18 marquera ainsi une étape essentielle dans la modernisation de la législation routière au Bénin. Après le vote de l’Assemblée nationale, l’attention se porte désormais sur la suite de la procédure institutionnelle et sur les conditions concrètes de mise en œuvre de cette réforme. Le changement attendu ne se limitera donc pas au remplacement d’un texte vieux de plusieurs décennies. Il devra surtout se traduire par une évolution durable des comportements sur les routes et par une meilleure protection de la vie des usagers.
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