À peine les résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier 2026 proclamés par la Cour constitutionnelle, le paysage politique béninois se projette déjà vers l’échéance majeure à venir : la présidentielle d’avril 2026. Cette étape décisive marque la fin d’un cycle institutionnel avec le départ annoncé du président Patrice Guillaume Athanase Talon de la Marina et ouvre la voie à l’élection du prochain chef de l’État pour la période 2026-2032.
Dans cette atmosphère de pré-campagne qui s’installe progressivement, la mouvance présidentielle aborde le rendez-vous avec une sérénité certaine. Les résultats des législatives ont, en effet, conforté son assise nationale : 60 sièges pour l’Union Progressiste le Renouveau et 49 sièges pour le Bloc Républicain, soit une majorité parlementaire solide et structurée. Une configuration politique qui place clairement ce camp dans une posture stratégique déterminante pour la conquête de la Marina.
Au regard de cette dynamique, l’opinion publique semble de plus en plus convaincue que les conditions sont réunies pour une victoire du duo présidentiel pressenti, Romuald WADAYI et Chabi Mariam TALATA. Une hypothèse qui alimente les débats et suscite une interrogation centrale : quelles sont, concrètement, les chances de ce duo à la présidentielle de 2026 ?
Les législatives ont apporté un élément de réponse majeur. Elles ont démontré la capacité de mobilisation, l’ancrage territorial et la maîtrise du terrain politique par les forces de la majorité. Dans ce contexte, Romuald WADAYI et sa colistière apparaissent portés par une véritable machine électorale, disciplinée et aguerrie, capable de ratisser large et de transformer l’avance politique en victoire électorale.
Pour autant, l’assurance ne doit pas céder la place à l’autosatisfaction. La bataille de la Marina reste une épreuve exigeante qui appelle vigilance, mobilisation permanente et renforcement de la cohésion interne. La majorité est ainsi appelée à poursuivre le travail de proximité, de sensibilisation et surtout à fédérer autour d’un projet de société inclusif, capable de parler à toutes les couches sociales.
Il convient de rappeler que la candidature de Romuald WADAYI avait déjà suscité, il y a quelques mois, une adhésion populaire remarquable à travers le pays. Pour beaucoup, il incarne la continuité efficace de l’action gouvernementale, mais aussi un renouveau générationnel fondé sur la rigueur, l’audace et la performance. Toutefois, comme le rappelle l’adage, « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Rien n’est donc définitivement acquis, et les soutiens du duo devront éviter tout relâchement.
Pilier central de l’architecture gouvernementale ces dernières années, Romuald WADAYI a contribué à des réformes et à des résultats salués tant sur le plan national qu’international. Son parcours, son leadership et sa vision font de lui un candidat crédible, à la fois de raison et de consensus. Il incarne, pour une large frange de l’opinion, l’espoir, l’efficacité et la continuité maîtrisée.
À quelques mois de l’échéance présidentielle, une certitude s’impose : le duo WADAYI–TALATA part avec des atouts majeurs dans la course à la Marina. Reste désormais à transformer cet avantage politique en victoire démocratique, le jour du verdict des urnes.
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