Depuis leur intégration à l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments en 2022, les agents dénoncent des conditions de travail difficiles et sollicitent une visite du chef de l’État pour constater les réalités du terrain.
Derrière les missions essentielles de protection de la santé des consommateurs se cache une réalité préoccupante. Au Laboratoire de sécurité sanitaire des aliments, des techniciens disent vivre depuis plusieurs années dans des conditions de travail particulièrement difficiles. À travers un témoignage adressé à notre rédaction, l’un de ces professionnels lance un appel à l’aide et plaide pour une intervention des plus hautes autorités de l’État.
Selon les informations contenues dans ce témoignage, les difficultés se seraient accentuées depuis 2022, année de leur fusion avec l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (ABSSA). Manque de matériels de travail, équipements en panne depuis plusieurs années, locaux délabrés et insuffisance de moyens techniques : autant de difficultés que les agents affirment rencontrer quotidiennement dans l’accomplissement de leurs missions.
Une situation d’autant plus préoccupante que ces techniciens jouent un rôle déterminant dans le dispositif national de protection de la santé publique. Leur travail consiste notamment à contribuer au contrôle de la qualité et à la sécurité des aliments destinés à la consommation des populations. Une mission qui exige des équipements adaptés, des installations fonctionnelles et un environnement de travail répondant aux exigences techniques et sanitaires.
Des agents qui disent être à bout
Malgré les difficultés évoquées, les techniciens affirment continuer à accomplir leurs missions par conscience professionnelle, amour du métier et sens du devoir envers la nation. Ils reconnaissent également les démarches que le directeur actuel de l’Agence entreprendrait parfois pour rechercher des solutions, mais déplorent des blocages qui, selon eux, empêcheraient certaines initiatives d’aboutir durablement.
Aujourd’hui, ces travailleurs disent être à bout de patience et souhaitent que leur situation bénéficie d’une attention particulière au sommet de l’État.
Un appel direct au président de la République
Loin de réclamer une aide financière immédiate, les agents formulent une demande qu’ils estiment simple, mais déterminante : une visite inopinée du président de la République au sein du laboratoire.
Pour eux, cette descente sur le terrain permettrait au chef de l’État de constater personnellement l’état des locaux, les équipements disponibles, les matériels défectueux et les conditions dans lesquelles les techniciens exercent leur métier.
Convaincus que leur situation mérite d’être davantage portée à la connaissance des autorités, ils espèrent qu’un constat direct permettra de mieux cerner les difficultés et d’envisager des mesures correctives.
Au-delà de leurs revendications professionnelles, c’est aussi la question de la qualité du dispositif national de contrôle sanitaire des aliments qui est posée. Car protéger les consommateurs béninois suppose également de donner aux professionnels chargés de cette mission les moyens techniques et matériels nécessaires.
Leur appel est donc lancé. Reste à savoir quelle suite les autorités compétentes réserveront à ces préoccupations. Pour ces techniciens, une visite du chef de l’État pourrait constituer le point de départ d’une nouvelle dynamique pour leur laboratoire et, plus largement, pour la sécurité sanitaire des aliments au Bénin.
SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS
LE CRI DE DÉTRESSE DES TECHNICIENS DU LABORATOIRE
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