Le Bénin franchit une nouvelle étape décisive dans la modernisation de ses infrastructures de transport et le renforcement de son intégration régionale. Avec l’appui financier de la Banque islamique de développement (BID), un vaste projet d’élargissement de la route Cotonou–Lomé est en cours, visant à transformer cet axe vital en une infrastructure moderne répondant aux standards internationaux.
Au cœur de ce projet, la mise à niveau de la chaussée en 2 × 2 voies, accompagnée de la reconstruction complète des ouvrages d’assainissement, de l’installation d’équipements de sécurité routière performants et de l’aménagement des zones riveraines. L’objectif est clair : fluidifier le trafic des personnes et des marchandises, réduire les embouteillages chroniques et améliorer la sécurité sur l’un des axes les plus fréquentés de la sous-région.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du réseau routier ouest-africain, dans laquelle le Bénin joue un rôle stratégique. Le pays a déjà engagé l’aménagement du tronçon Pahou–Ouidah–Hillacondji, tout en mettant en service des postes de contrôle juxtaposés à la frontière bénino-togolaise, facilitant ainsi les formalités douanières et accélérant les échanges transfrontaliers.
Côté togolais, la section Avépozo–Aného a également été réaménagée en 2 × 2 voies, assurant une continuité technique et fonctionnelle du corridor. Cette harmonisation des infrastructures renforce la compétitivité de l’axe routier et favorise une circulation plus fluide entre les deux pays.
Plus largement, ce projet participe à la valorisation du corridor Abidjan–Lagos, long de 1 028 kilomètres, véritable colonne vertébrale du commerce régional. Traversant la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, cet axe concentre une part essentielle des échanges économiques de l’Afrique de l’Ouest.
À travers cet investissement structurant, le Bénin confirme sa volonté de se positionner comme un hub logistique régional, au service de l’intégration économique, de la croissance et du développement durable de la sous-région.
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