La ville de Parakou a accueilli une étape significative de la tournée nationale « Jeunesse en mouvement pour la paix », avec une escale remarquée à l’Université de Parakou. Ce rendez-vous, tenu le mercredi 25 mars 2026, a rassemblé une forte mobilisation d’étudiants, venus s’impliquer activement dans la promotion de la paix et du vivre-ensemble en période électorale.
Dans l’enceinte de cette institution emblématique du septentrion, les échanges ont offert un cadre propice à la réflexion et à l’engagement citoyen. Au cœur des discussions : le rôle déterminant de la jeunesse universitaire dans la consolidation de la paix, particulièrement dans un contexte électoral souvent sensible.
Prenant la parole, Didier Lando, président du Réseau des Jeunes Béninois de la Diaspora (RJBD), a souligné la portée symbolique du choix de Parakou. Selon lui, l’université constitue un véritable carrefour de jeunes issus de divers horizons, un espace stratégique pour semer les valeurs de paix. « Construire la paix, c’est investir dans l’esprit des élites de demain », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’une sensibilisation précoce et durable.
Les étudiants, fortement impliqués, ont contribué à des débats riches et interactifs, mettant en avant plusieurs préoccupations majeures. La question de la désinformation en période électorale a notamment occupé une place centrale. Les participants ont appelé à une vigilance accrue dans le traitement et le partage de l’information, recommandant le recours systématique à des sources fiables et officielles. L’université, ont-ils souligné, doit rester un espace de responsabilité, d’exemplarité et de paix.
Partenaire actif de cette initiative, Clovis Otchoumaré, président du Club de Paix de l’Université de Parakou, s’est félicité de la tenue de cette rencontre. Il a exhorté ses camarades à devenir des relais de sensibilisation et des acteurs engagés dans la promotion de la cohésion sociale, bien au-delà du cadre universitaire.
Même engagement du côté de David Djigbé, président de l’Union nationale des étudiants de Parakou. Saluant la pertinence de l’initiative, il a réaffirmé la volonté du mouvement étudiant de jouer pleinement son rôle dans la construction d’un climat apaisé et inclusif.
Au-delà des enjeux liés à la paix, cette rencontre a également servi de tribune pour les étudiants, qui ont exprimé diverses préoccupations relatives à leurs conditions de vie et d’études. Des doléances qui traduisent leur aspiration à un environnement universitaire plus favorable à leur épanouissement académique et personnel.
À l’issue de cette étape, un constat s’impose : la jeunesse estudiantine de Parakou se positionne résolument comme un acteur clé de la paix. Par leur mobilisation et la pertinence de leurs contributions, les étudiants démontrent que la construction d’un Bénin apaisé commence dès aujourd’hui, à travers les mentalités, les comportements et l’engagement collectif.
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