L’Union Progressiste le Renouveau s’apprête à entrer dans la phase décisive de la désignation de ses propositions pour les postes de chefs de village et de chefs de quartier de ville. Du 9 au 12 octobre 2026, un atelier d’études et de validation doit permettre à la Haute Direction de passer au crible les différentes listes remontées des structures locales. Au-delà des noms, un impératif politique se dessine : préserver la cohésion militante et éviter qu’une bataille de positions ne provoque une cassure à la base.
Le compte à rebours est lancé.
Après plusieurs semaines d’attente, les militants de l’Union Progressiste le Renouveau qui se sont positionnés pour les postes de chefs de village et de chefs de quartier de ville devraient bientôt être fixés sur leur sort.
Les propositions recueillies auprès des structures du parti vont désormais franchir l’étape de l’examen et de la validation. La Haute Direction Politique veut ainsi donner un cadre organisé à un processus qui, au regard des enjeux locaux, ne peut être traité à la légère.
Car derrière chaque nom proposé se trouvent souvent des réseaux de militants, des équilibres locaux, des années d’engagement et, parfois, des attentes nourries depuis longtemps.
Ne pas transformer le renouvellement en fracture
C’est précisément là que se situe l’un des principaux défis de cette opération.
Le renouvellement des responsables locaux peut être nécessaire. Mais un changement généralisé pourrait également provoquer des incompréhensions ou des frustrations chez certains militants et responsables qui estiment avoir démontré leur engagement sur le terrain.
Dans certaines localités, la reconduction de CQ ou de CV ayant fait leurs preuves pourrait donc constituer une option d’apaisement.
L’idée serait de ne pas faire du renouvellement une règle absolue, mais de tenir compte de l’expérience, de l’ancrage local, de la capacité à fédérer et du travail déjà accompli.
Une telle approche permettrait de préserver certains acquis tout en ouvrant la porte à de nouvelles figures là où le changement apparaît nécessaire.
La Haute Direction devant jouer les arbitres
L’atelier annoncé du 9 au 12 octobre prendra donc une dimension particulière.
Il ne s’agira pas uniquement de compiler des noms. Les participants devront examiner les propositions, confronter les différentes remontées et rechercher les meilleurs équilibres possibles.
Membres de la Direction Exécutive Nationale, députés UP le Renouveau, maires et deuxièmes adjoints aux maires militants, ministres et ministres conseillers, présidents de sections et personnalités politiques désignées sont attendus à ces travaux.
Tous devront contribuer à un exercice dont la finalité reste la consolidation de l’implantation du parti dans les quartiers et villages.
Les dossiers examinés selon un calendrier précis
Le vendredi 9 octobre, à partir de 10 heures, les travaux porteront notamment sur les dossiers des communes des 9e, 10e, 11e et 12e circonscriptions électorales, avant l’examen de ceux des 21e, 22e, 23e et 24e circonscriptions.
Le samedi 10 octobre, les participants examineront les dossiers des 5e, 6e, 17e et 18e circonscriptions, puis ceux des 19e et 20e circonscriptions dans l’après-midi.
Les travaux se poursuivront le lundi 12 octobre à Cotonou avec les dossiers des 15e et 16e circonscriptions électorales, ainsi que la suite de l’examen des dossiers de la 6e circonscription.
Une procédure sous surveillance
La Haute Direction a par ailleurs donné une consigne claire aux présidents de sections récemment désignés : ils devront venir avec une copie de la liste exacte précédemment transmise à la Direction du parti.
Cette disposition devrait permettre de sécuriser le processus et d’assurer une meilleure traçabilité des propositions.
Dans une opération où les enjeux humains et politiques sont importants, la transparence dans la chaîne de transmission des listes apparaît comme une précaution indispensable.
L’après-désignation, le véritable défi
Mais si la validation des listes constitue une étape majeure, le véritable défi pourrait commencer après la publication des choix.
Que faire des militants qui auront espéré être désignés et qui ne le seront finalement pas ? Comment préserver leur engagement ? Comment éviter que les frustrations individuelles ne deviennent des tensions collectives ?
C’est ici que la capacité de l’UP le Renouveau à maintenir le dialogue avec sa base sera déterminante.
Une désignation réussie ne sera pas seulement celle qui permettra de retenir les meilleurs profils. Ce sera également celle qui permettra aux non-retenus de rester mobilisés et de continuer à se sentir pleinement considérés par leur parti.
Dans cette perspective, la reconduction de certains CQ et CV expérimentés pourrait jouer un rôle important. Elle permettrait de préserver une certaine continuité et de réduire le sentiment de rupture dans certaines bases.
Préserver l’unité avant tout
À quelques jours de l’atelier, une certitude se dégage : l’UP le Renouveau devra arbitrer avec finesse.
Entre ceux qui aspirent au changement et ceux qui souhaitent poursuivre leur mission, entre les nouvelles ambitions et les acquis du terrain, le parti devra trouver le juste milieu.
Changer pour renouveler, conserver pour stabiliser et arbitrer pour rassembler.
C’est probablement autour de cette équation que se jouera la prochaine étape de la désignation des chefs de village et chefs de quartier de ville.
Le rendez-vous du 9 au 12 octobre sera donc très attendu. Parce qu’au-delà des listes qui sortiront de cet atelier, c’est la capacité du parti à préserver son unité militante et à éviter toute cassure à la base qui sera véritablement scrutée.
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