Gratuité, cantines scolaires, réussite aux examens, innovation pédagogique… Depuis 2016, le Bénin enregistre des avancées majeures dans l’enseignement maternel et primaire. Les réformes engagées portent déjà leurs fruits, même si quelques défis subsistent sur le plan du financement et de la gouvernance locale.
Depuis 2016, l’enseignement maternel et primaire au Bénin connaît une transformation progressive. Les efforts du gouvernement et de ses partenaires ont permis d’améliorer de manière significative l’accès, la rétention et la réussite scolaire des enfants.
L’accès facilité grâce à la gratuité
La gratuité de l’enseignement primaire public a permis à des milliers d’enfants issus de milieux modestes d’accéder à l’école. Cette mesure a allégé la charge financière des parents et contribué à accroître le taux brut de scolarisation sur l’ensemble du territoire.
Des performances scolaires en nette progression
Les statistiques du Certificat d’Études Primaires (CEP) entre 2016 et 2020 témoignent de réels progrès. Les taux de réussite en expression écrite sont passés de 35,01 % à 76,86 %, et ceux en compréhension de l’écrit de 23,33 % à 73,18 %. Ces résultats traduisent l’efficacité des réformes pédagogiques et du suivi renforcé des enseignants.
Le pari de l’innovation et de l’entrepreneuriat éducatif
Le Plan Sectoriel de l’Éducation Post-2015 inscrit l’éducation béninoise dans une dynamique d’avenir. Son ambition : inculquer l’esprit d’innovation et d’entrepreneuriat à chaque apprenant à l’horizon 2030, afin de former des citoyens autonomes et compétents.
Des structures pour mieux encadrer le secteur
La création du Conseil National de l’Éducation (CNE) et de l’Agence Nationale pour les Prestations aux Établissements Scolaires Publics (ANPESP) a renforcé la gouvernance éducative. Ces structures veillent à la qualité des enseignements, à la formation des maîtres et à la distribution équitable des ressources dans les écoles publiques.
Les cantines scolaires : un levier social et éducatif
Le Programme National d’Alimentation Scolaire Intégrée (PNASI) représente l’un des plus grands succès récents. En 2022, plus de 1,16 million d’écoliers bénéficiaient déjà d’un repas chaud quotidien dans 75 % des écoles publiques. Ce programme a fortement contribué à l’augmentation du taux de scolarisation, surtout en milieu rural, et à la réduction des abandons scolaires.
Le gouvernement ambitionne désormais d’atteindre 100 % de couverture en milieu rural et 75 % en milieu urbain d’ici la rentrée 2025-2026, pour que chaque enfant puisse apprendre le ventre plein.
Des défis à relever
Malgré ces acquis, le secteur reste confronté à des défis, notamment la mobilisation des ressources financières et la mise en œuvre effective du transfert de compétences aux communes. L’amélioration de la reddition de comptes et la pérennisation des acquis figurent parmi les priorités à venir.
L’école béninoise avance, soutenue par une vision claire : offrir à chaque enfant, sans distinction, les moyens de réussir et de bâtir l’avenir du pays. Les résultats sont encourageants, et le cap est résolument mis sur l’excellence éducative à l’horizon 2030.
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