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Démissions en série à la mairie de Cotonou

Janvier Yahouédéou interpellé sur le dossier Gnacadja

Janvier Yahouédéou interpellé sur le dossier Gnacadja
Après le départ du Secrétaire exécutif, la responsable des marchés publics jette à son tour l’éponge. Une succession de démissions qui soulève des interrogations sur le fonctionnement de l’administration municipale et appelle à des éclaircissements. La mairie de Cotonou est confrontée à une succession de départs au sein de son administration. Après la démission du Secrétaire exécutif, Anges Paterne Amoussouga, c’est au tour de Manet Floriana Gazard, Personne responsable des marchés publics (PRMP), de quitter ses fonctions. Cette dernière a présenté sa démission le 8 octobre 2026, invoquant des raisons personnelles, selon les informations rapportées par la presse. Cette nouvelle démission, annoncée par le maire Luc Gnacadja lors de la session ordinaire du conseil communal du 13 octobre, intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur plusieurs chantiers communaux inachevés ou abandonnés. Deux départs en quelques jours : une situation qui mérite des explications précises, sans pour autant établir, en l’absence de preuves, un lien direct entre les démissions et d’éventuels dysfonctionnements. Des questions sur le fonctionnement de l’administration municipale Pourquoi deux responsables occupant des fonctions stratégiques quittent-ils successivement leurs postes ? Existe-t-il des difficultés particulières dans la collaboration entre les responsables administratifs et l’autorité municipale ? Les départs sont-ils exclusivement liés à des motifs personnels, comme cela a été indiqué, ou révèlent-ils des problèmes plus profonds qui mériteraient d’être examinés ? Autant d’interrogations auxquelles les autorités communales gagneraient à apporter des réponses claires. À ce stade, aucun élément public ne permet d’affirmer que ces démissions résultent d’un conflit avec le maire ou d’une volonté concertée de cadres de quitter l’administration municipale. La question des chantiers inachevés renforce néanmoins la nécessité d’un état des lieux rigoureux. Les citoyens attendent de savoir pourquoi certains investissements communaux demeurent à l’arrêt, quelles responsabilités relèvent des entreprises et des différents services, et quelles mesures seront prises pour protéger les populations et achever les ouvrages concernés. Janvier Yahouédéou attendu sur le terrain de la décentralisation Face à cette situation, le ministre chargé de la Décentralisation, Janvier Yahouédéou, est interpellé sur la nécessité de veiller au bon fonctionnement des administrations communales, dans le respect des compétences et des procédures en vigueur. Sans préjuger des responsabilités individuelles, un examen administratif de la situation à Cotonou pourrait permettre de faire la lumière sur les conditions de départ des deux responsables, d’évaluer la continuité des services et de s’assurer que les dossiers sensibles, notamment ceux relatifs aux marchés publics et aux chantiers inachevés, font l’objet d’un suivi approprié. L’enjeu dépasse les personnes. Il concerne la qualité de la gouvernance locale, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la capacité de la mairie à répondre aux attentes des populations. Luc Gnacadja face à une exigence de résultats Pour le maire Luc Gnacadja, le défi est désormais de garantir la stabilité de l’administration municipale tout en apportant des réponses concrètes aux préoccupations soulevées par les départs successifs. La continuité du service public, la transmission des dossiers et le suivi des contrats doivent demeurer des priorités. Au-delà des déclarations de principe, les Cotonois attendent des résultats : des chantiers sécurisés, des ouvrages achevés lorsque les conditions le permettent et une gestion des marchés publics dont les étapes puissent être clairement retracées. La démission de deux responsables ne suffit pas, à elle seule, à conclure à une crise de gouvernance. Mais elle constitue un signal qui justifie des explications et un suivi attentif. À Cotonou, l’heure est aux clarifications, à la responsabilité et à la recherche de solutions durables au bénéfice des populations.
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