Actualités
+229 01 97 90 46 40

PRÉSIDENCE DE LA FIFA

Gianni Infantino fragilisé : la Fédération française de football lui retire son soutien

Gianni Infantino fragilisé : la Fédération française de football lui retire son soutien

À quelques mois de l’élection à la présidence de la FIFA, le patron du football mondial essuie un nouveau revers de taille. La Fédération française de football (FFF) a décidé de ne plus soutenir sa candidature à un nouveau mandat, rompant ainsi avec une alliance qui durait depuis plusieurs années.

Le ciel se couvre davantage au-dessus de Gianni Infantino. Alors que le président de la FIFA prépare sa candidature à sa réélection en mars 2027, il vient d’enregistrer un désaveu majeur en Europe. La Fédération française de football a officiellement décidé de retirer son soutien à l’Italo-Suisse, à l’issue d’une réunion de son comité exécutif ce jeudi 10 septembre 2026.

Cette décision constitue un sérieux coup politique pour le président de la FIFA, qui bénéficiait jusqu’ici du soutien de la France. La FFF avait notamment accompagné Infantino depuis son accession à la tête de l’instance mondiale en 2016. (Le Monde.fr⁠)

Un revirement spectaculaire

Le changement de position de la France intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la gouvernance de la FIFA.

Au cœur de la crise figure notamment le projet baptisé FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait une ouverture partielle de certaines activités commerciales de la FIFA à des investisseurs privés. Le projet, qui avait suscité de vives oppositions au sein du football mondial, a finalement été abandonné en août 2026.

Cette initiative a profondément détérioré les relations entre Infantino et plusieurs grandes fédérations, notamment en Europe. Pour la FFF, cette crise a contribué à remettre en question la confiance accordée au président sortant. (Le Monde.fr⁠)

Philippe Diallo change de ligne

Le revirement français est d’autant plus significatif que le président de la FFF, Philippe Diallo, avait auparavant apporté son soutien à la candidature d’Infantino.

Selon les informations rapportées par la presse internationale, Diallo avait même signé en juin dernier une lettre de soutien à la candidature du président de la FIFA. La position française a cependant évolué avec l’aggravation des tensions autour de la gouvernance de l’instance mondiale. (Le Monde.fr⁠)

La FFF souhaite désormais que le football mondial s’engage dans une nouvelle dynamique et qu’une alternative crédible puisse émerger en vue de l’élection de 2027. (Reuters⁠)

Infantino conserve néanmoins des soutiens

Malgré cette série de revers, Gianni Infantino n’est pas encore isolé sur la scène internationale.

Le président de la FIFA a confirmé son intention de briguer un nouveau mandat. L’élection est prévue le 18 mars 2027, à Rabat, au Maroc. À ce stade, Infantino demeure le seul candidat officiellement déclaré, même si plusieurs personnalités sont évoquées comme d’éventuels adversaires. (Reuters⁠)

Le dirigeant conserve notamment des appuis importants en Afrique et en Amérique du Sud, tandis que plusieurs grandes fédérations européennes et d’autres confédérations ont pris leurs distances avec lui. (Reuters⁠)

Une bataille électorale qui s’annonce ouverte

Le retrait du soutien français intervient donc à un moment particulièrement délicat pour Gianni Infantino. Après avoir été réélu sans opposition en 2023, le président de la FIFA devra cette fois faire face à un paysage politique beaucoup plus fragmenté.

La prochaine échéance électorale pourrait ainsi devenir un véritable test pour son leadership et sa capacité à maintenir la coalition internationale qui lui avait permis de consolider son pouvoir à la tête de la FIFA.

Pour l’heure, une chose est certaine : le retrait de la France change la donne et renforce la pression sur Gianni Infantino à l’approche de l’élection de mars 2027.

Footer - L'Emblème du Jour