Un pan de l’histoire institutionnelle béninoise s’est effacé à Ganhi. Le bâtiment qui a longtemps abrité la Commission électorale nationale autonome (CENA), situé en face de la Direction de l’organisation du personnel des armées (DOPA), a été entièrement rasé. Constat effectué ce lundi 5 janvier 2026 : à la place de l’édifice emblématique, s’étend désormais un vaste terrain recouvert de gravats, marquant la fin d’une époque.
Cette démolition intervient dans la foulée du départ officiel de la CENA de ces locaux, opéré à la fin du mois de novembre 2025. Elle s’inscrit dans un vaste programme de réaménagement et de modernisation de ce secteur stratégique de la ville de Cotonou, appelé à connaître une nouvelle configuration urbaine.
Depuis son déménagement, l’institution électorale nationale a pris ses quartiers dans les locaux de l’ex-INFOSEC, à proximité du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération ainsi que de la Société de radio et télévision du Bénin (SRTB). Selon une communication officielle, ce choix répond à la volonté de la CENA d’évoluer dans un cadre administratif plus moderne, mieux adapté à ses missions et aux exigences contemporaines de gestion électorale.
Soucieuse de dissiper toute inquiétude, la Commission électorale nationale autonome assure que l’ensemble de ses services fonctionne normalement. Aucune interruption ni perturbation n’a été enregistrée dans l’exécution de ses missions, qui se poursuivent sans encombre au service des acteurs politiques et des citoyens.
À l’approche des élections générales de 2026, cette relocalisation revêt une portée stratégique. Elle traduit l’ambition de la CENA de renforcer son efficacité opérationnelle et d’exercer son mandat dans un environnement plus conforme aux principes de transparence, de rigueur et de professionnalisme.
La disparition de l’ancien siège de Ganhi apparaît ainsi comme le symbole d’un nouveau chapitre pour l’institution électorale, désormais tournée vers l’avenir et les défis à venir.
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