En sept ans de réformes, le gouvernement du président Patrice Talon a profondément transformé l’enseignement maternel et primaire au Bénin. Stabilisation des années scolaires, amélioration des infrastructures, renforcement des cantines, digitalisation et hausse des taux de réussite : le secteur éducatif a connu une métamorphose qui redonne confiance aux familles et aux acteurs de l’école publique.
Un secteur en crise devenu un secteur stabilisé
En 2016, l’école béninoise faisait face à des difficultés majeures : grèves récurrentes, manque criard d’enseignants, classes surchargées et infrastructures vétustes. Sept ans plus tard, les résultats sont visibles. La fin des grèves longues, obtenue grâce à un encadrement du droit de grève, a permis de rétablir des années scolaires complètes, de septembre à juin. Conséquence directe : le taux de réussite au Certificat d’Études Primaires (CEP) est passé de 41,98 % en 2016 à 81,29 % en 2023, soit quasiment un doublement.
Des infrastructures scolaires modernisées
Pour combler un déficit évalué à près de 9 000 salles de classe, le gouvernement a construit et équipé 8 000 salles et en a réhabilité 3 000 autres. Le ratio élèves/salle est désormais conforme aux normes pédagogiques.
Autre pilier : les cantines scolaires. Leur couverture est passée de 17 % en 2016 à plus de 80 % des écoles en 2023. Avec un budget de 32,5 milliards de FCFA, plus de 1,3 million d’élèves bénéficient désormais chaque jour d’un repas chaud, ce qui a fait bondir le taux de rétention scolaire de 72 % à 96 %.
Soutien accru aux familles et aux écoles
Le paiement régulier des subventions aux écoles maternelles et primaires publiques a permis d’assurer leur bon fonctionnement.
En parallèle, la distribution des kits scolaires a été renforcée : de 800 000 kits en 2016, le chiffre est passé à plus d’1 million par an, accompagnés de 2,2 millions de cahiers d’activités distribués chaque année aux élèves vulnérables.
Renforcement des ressources humaines et du suivi
Face à un déficit de plus de 12 000 enseignants, le gouvernement a recruté 3 461 enseignants contractuels et redéployé plus de 3 000 enseignants sédentaires. À cela s’ajoute le déploiement de 16 000 AME (assistants maternels et enseignants).
Le dispositif d’encadrement a été considérablement renforcé : 151 inspecteurs et 300 conseillers pédagogiques recrutés, multipliant par cinq le nombre d’encadreurs. Résultat : plus de 60 % des écoles sont désormais inspectées régulièrement, contre moins de 25 % auparavant.
La digitalisation au service de l’éducation La plateforme EducMaster marque une nouvelle étape. Elle permet la gestion en ligne des inscriptions, le suivi des notes et la dématérialisation de l’organisation des examens et concours, offrant ainsi plus de transparence et de rapidité.
Un pari sur l’avenir
Avec ces réformes, l’école maternelle et primaire publique au Bénin a changé de visage. Les progrès enregistrés traduisent une volonté claire : faire de l’éducation un pilier du développement national. Le défi des prochaines années sera de consolider ces acquis et de continuer à améliorer la qualité des enseignements pour préparer une génération compétente et confiante.
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