La Commission électorale nationale autonome (CENA) a écarté deux partis politiques, dont le principal parti d’opposition, Les Démocrates, du processus des élections communales prévues pour janvier 2026. En cause : des dossiers de candidature jugés incomplets. Une décision qui ravive les tensions sur la scène politique béninoise.
La scène politique béninoise connaît un nouvel épisode de crispation à la suite de la décision de la Commission électorale nationale autonome (CENA) d’exclure deux formations politiques du processus électoral en cours. Le parti Les Démocrates (LD), principale force d’opposition, et MOELE-Bénin, formation issue de la mouvance présidentielle, ont vu leurs dossiers de candidature rejetés pour non-conformité administrative.
Réunie en session délibérative le 9 novembre 2025, la CENA a constaté des irrégularités majeures dans les dossiers déposés par ces partis pour les communales de janvier 2026. Dans le cas des Démocrates, le déficit est jugé important : 120 pièces manquantes sur les 473 exigées par le Code électoral.
Conformément à l’article 41 du Code électoral, les partis avaient bénéficié d’un délai de 72 heures ouvrables pour compléter leurs dossiers après la période officielle de dépôt, fixée du 24 au 28 octobre 2025. Mais, selon la CENA, le parti de l’opposition n’a pas pu régulariser la situation dans les délais impartis. MOELE-Bénin, de son côté, n’a pas finalisé certaines pièces administratives requises, entraînant le même sort.
Les formations politiques retenues pour la suite du processus sont notamment l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R), le Bloc Républicain (BR) et la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), désormais seules en lice pour la conquête des communes.
Pour de nombreux observateurs, cette décision traduit la rigueur de l’application des textes électoraux. D’autres y voient, en revanche, une mise à l’écart progressive du principal parti d’opposition, déjà absent de la dernière élection présidentielle d’avril 2026.
Quoi qu’il en soit, le verdict de la CENA renforce l’idée d’un cadre électoral strictement encadré par la loi, mais dont la mise en œuvre continue de nourrir le débat sur l’équilibre démocratique au Bénin.
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