À peine installés, déjà défectueux. Les nouveaux dos-d’âne aménagés sur plusieurs axes routiers de Porto-Novo suscitent de vives inquiétudes. Conçus pour renforcer la sécurité routière, ces dispositifs montrent aujourd’hui des signes précoces de dégradation, au grand dam des usagers.
Dans un contexte où les grandes villes béninoises se modernisent à travers la construction et la réhabilitation d’infrastructures ambitieuses, ces défaillances interrogent. Alors que ces investissements visent à améliorer l’attractivité urbaine et la résilience des équipements publics, certains ouvrages peinent visiblement à résister à l’épreuve du temps et de l’usage.
Une initiative salutaire fragilisée
L’installation de dos-d’âne sur les axes routiers est pourtant largement saluée par les populations. Depuis plusieurs années, ces ralentisseurs contribuent à réduire les excès de vitesse, souvent à l’origine d’accidents graves sur les voies urbaines bien dégagées.
Mais à Porto-Novo, cette mesure pourtant judicieuse semble aujourd’hui compromise. En de nombreux points de la ville, ces équipements se dégradent rapidement, perdant ainsi leur efficacité et, pire encore, devenant une source de danger pour les conducteurs.
Des axes devenus à risque
Le constat est frappant sur plusieurs tronçons très fréquentés : de l’église Sainte Geneviève au lycée Béhanzin, aux abords du CEG Koutongbé, ou encore sur le grand boulevard reliant Gbodjè à l’ancien Ciné Iré Akari.
Sur ces axes, les dos-d’âne présentent des fissures, des parties arrachées, voire des éléments saillants dangereux. Dans certains cas, des morceaux se détachent après le passage de véhicules, exposant les usagers à des risques d’accident ou de dommages matériels importants.
Automobilistes et motocyclistes doivent redoubler de vigilance, au risque de subir des dégâts parfois coûteux. Ce qui devait être un outil de prévention devient ainsi un facteur d’insécurité.
Des interrogations sur la qualité des travaux
Face à cette situation, plusieurs questions se posent :
Quelle est la qualité réelle des matériaux utilisés ?
Les normes techniques ont-elles été respectées ?
Le dimensionnement de ces ouvrages tient-il compte du passage fréquent de poids lourds ?
Autant d’interrogations qui appellent une réaction des autorités compétentes. Car au-delà de ces dégradations visibles, c’est la durabilité des investissements publics qui est en jeu.
Un impératif de durabilité
Les infrastructures routières, financées à grands frais, doivent répondre à des exigences de solidité et de longévité. Dans une ville en pleine mutation comme Porto-Novo, la qualité des aménagements urbains ne doit souffrir d’aucune approximation.
Il devient donc urgent de procéder à une évaluation technique de ces dos-d’âne défectueux, d’engager les réparations nécessaires et, surtout, de tirer les leçons pour les futurs projets.
Car une route moderne ne se limite pas à son revêtement : elle doit intégrer des équipements fiables, sécurisés et durables, au service des citoyens et du développement.
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