À l’occasion de l’entrée en fonction du nouveau Bureau de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, Janvier YAHOUEDEOU, a appelé à une responsabilité partagée entre l’État, les collectivités territoriales et les citoyens. Pour lui, l’efficacité de la décentralisation doit désormais se mesurer à l’aune d’un résultat essentiel : l’amélioration concrète du quotidien des populations.
Le message de Janvier YAHOUEDEOU est clair : la décentralisation ne peut progresser durablement sans une collaboration étroite entre les différents acteurs et une implication réelle des citoyens.
Lors de la cérémonie d’entrée en fonction du nouveau Bureau de l’ANCB, le ministre a appelé à dépasser les cloisonnements institutionnels. L’État, les communes, les préfectures, les Pôles de développement territorial et l’ANCB ont des missions différentes, mais ils ont, selon lui, une même responsabilité fondamentale : servir les populations.
« Nous avons une même population à servir »
Pour le ministre, les institutions ne doivent pas travailler « chacune dans leur couloir ». La réussite de la gouvernance locale passe par davantage de concertation, de dialogue et de complémentarité.
Cette vision place la coopération entre l’État et les communes au centre de la prochaine étape de la décentralisation. Il s’agit notamment de permettre aux collectivités territoriales de mieux faire face aux défis auxquels elles sont confrontées et de renforcer leur capacité à produire des résultats au bénéfice des populations.
Le citoyen, acteur et non simple bénéficiaire
Janvier YAHOUEDEOU a également insisté sur la nécessité de replacer le citoyen au cœur du développement local.
Pour lui, les textes, les institutions et les projets ne suffisent pas. Le citoyen doit être informé de ce que fait sa commune, pouvoir interpeller les autorités, faire connaître ses préoccupations et participer à la construction de solutions.
Cette participation citoyenne constitue, à ses yeux, une condition importante pour inscrire les acquis de la décentralisation dans la durée.
« L’État, c’est d’abord moi »
C’est dans cette logique que le ministre a lancé une formule forte : « L’État, c’est d’abord moi ».
À travers ce concept, Janvier YAHOUEDEOU entend rappeler que la responsabilité de la gestion de la cité ne repose pas exclusivement sur les pouvoirs publics.
La propreté des villes, la préservation du cadre de vie, le respect des équipements publics et des règles collectives concernent également les citoyens.
« L’État, c’est aussi chacun de nous. La commune, c’est aussi chacun de ses habitants », a-t-il déclaré.
Une invitation à faire de la responsabilité individuelle et collective un élément central de la gouvernance locale.
Un engagement aux côtés des 77 communes
Dans cette dynamique, le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale entend maintenir un dialogue régulier avec l’ANCB.
Janvier YAHOUEDEOU a assuré que son département ministériel restera aux côtés des communes pour écouter leurs préoccupations et accompagner les initiatives susceptibles d’améliorer leur performance et les conditions de vie des populations.
L’objectif est de favoriser une relation de travail fondée sur l’écoute, la concertation et la recherche de solutions concrètes.
Des communes plus performantes, un quotidien amélioré
Au terme du mandat du nouveau Bureau de l’ANCB, le ministre souhaite pouvoir dresser trois constats : une décentralisation ayant franchi une nouvelle étape, des 77 communes plus efficaces, plus responsables et plus performantes, mais surtout des populations ayant constaté une amélioration réelle de leurs conditions de vie.
Car, au-delà des réformes institutionnelles et des mécanismes administratifs, le véritable indicateur de la décentralisation reste le quotidien des citoyens.
Avec son concept « L’État, c’est d’abord moi », Janvier YAHOUEDEOU entend ainsi inscrire la nouvelle dynamique de la gouvernance locale dans une logique de responsabilité partagée, de performance collective et de proximité avec les populations.
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