Le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan, a échangé avec le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, Bartjan Wegter. Au cœur des discussions : le renforcement des moyens de défense, la prévention des menaces et le partage d’expertise.
Le Bénin entend consolider ses moyens de lutte contre le terrorisme en s’appuyant davantage sur l’expérience de ses partenaires internationaux. Cette ambition a été réaffirmée lors d’une audience tenue le mardi 13 octobre 2026 à Cotonou entre le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan, et Bartjan Wegter, coordinateur de l’Union européenne (UE) pour la lutte contre le terrorisme.
En visite dans la sous-région ouest-africaine, le responsable européen a échangé avec les autorités béninoises sur les défis sécuritaires actuels et les perspectives d’approfondissement de la coopération entre Cotonou et Bruxelles. Cette rencontre intervient dans un contexte où les pays du golfe de Guinée restent préoccupés par l’extension des violences armées et les risques liés aux activités des groupes terroristes.
Cotonou mise sur l’expertise européenne
Pour les autorités béninoises, le renforcement du partenariat avec l’Union européenne doit contribuer à améliorer les capacités nationales de prévention et de réaction face aux menaces asymétriques. Il s’agit notamment de tirer profit des expériences acquises, des compétences techniques et des bonnes pratiques développées par les partenaires européens.
À cette occasion, Gildas Agonkan a réaffirmé la disponibilité du Bénin à participer aux initiatives internationales de lutte contre le terrorisme. Le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de mieux équiper les forces engagées, d’anticiper les risques et d’apporter des réponses adaptées à l’évolution des menaces.
L’innovation dans les domaines de la défense et de la sécurité constitue également un axe important de cette démarche. Face à des adversaires dont les méthodes évoluent constamment, le développement des compétences et l’adaptation des dispositifs de protection apparaissent essentiels.
Formation et partage de renseignements au programme
Les échanges ont également porté sur les missions du coordinateur européen, notamment la coordination des initiatives antiterroristes de l’UE, la coopération avec les pays partenaires et la facilitation du partage de renseignements.
La formation, l’échange d’expériences et le renforcement de la coopération opérationnelle représentent autant de pistes susceptibles de soutenir les efforts du Bénin. La prévention des menaces émergentes, y compris celles liées au financement du terrorisme et aux activités cybercriminelles, fait aussi partie des enjeux abordés.
Pour Cotonou, l’intérêt de cette collaboration réside dans la possibilité de consolider les compétences nationales tout en améliorant la coordination avec les partenaires engagés dans la sécurité régionale.
Un enjeu qui dépasse les frontières nationales
La lutte contre le terrorisme constitue un défi collectif pour les États d’Afrique de l’Ouest. La progression de l’insécurité dans certaines zones du Sahel renforce la nécessité d’une coopération plus étroite entre les pays concernés et leurs partenaires internationaux.
Dans cette perspective, le Bénin entend poursuivre les efforts visant à préserver son intégrité territoriale, à protéger les populations et à contribuer à la stabilité de la sous-région.
La rencontre entre Gildas Agonkan et Bartjan Wegter traduit ainsi la volonté de maintenir un dialogue sécuritaire soutenu entre le Bénin et l’Union européenne. Le défi sera désormais de concrétiser les pistes évoquées en actions adaptées aux besoins du pays et aux réalités du terrain.
Lutte contre le terrorisme
Cotonou veut renforcer ses capacités avec l’appui européen
Cet article vous a plu ?
Soyez le premier à commenter cet article