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Chronique | Réflexion citoyenne

Christhelle HOUNDONOUGBO, la voix de la conscience

Christhelle HOUNDONOUGBO, la voix de la conscience

Dans une chronique profonde et sans complaisance, Christhelle HOUNDONOUGBO interroge la place de la conscience dans les choix individuels et collectifs. À rebours du vacarme ambiant, elle rappelle que la dignité humaine, la justice et la responsabilité ne s’imposent ni par la force ni par le nombre, mais par une fidélité exigeante à cette voix intérieure qui guide l’action juste.

Il existe en chaque être humain un espace que ni la pression sociale, ni les rapports de force, ni les turbulences du monde ne parviennent à envahir totalement. Cet espace intime et décisif s’appelle la conscience. Dans sa chronique, Christhelle HOUNDONOUGBO choisit de s’y arrêter avec rigueur, invitant le lecteur à un face-à-face intérieur souvent évité, mais toujours déterminant.

La conscience, écrit-elle, ne se manifeste ni par le bruit ni par la popularité. Elle n’obéit ni aux modes ni aux calculs d’intérêt. Silencieuse mais constante, elle questionne nos choix, éclaire nos silences et met en lumière nos renoncements. Elle agit comme un tribunal intérieur auquel nul ne peut durablement échapper, quels que soient son statut, ses convictions ou sa position sociale.

Pour Christhelle HOUNDONOUGBO, la conscience n’est pas une option morale que l’on active selon les circonstances. Elle est la force invisible qui structure l’humanité. Là où les lois fixent des limites, elle trace un cap. Là où les institutions organisent la vie collective, elle éduque, juge et rappelle l’essentiel. Elle ne promet ni succès immédiat ni protection contre l’adversité, mais garantit ce qui demeure lorsque tout vacille : la dignité.

Les sociétés, souligne la chronique, peuvent survivre aux crises économiques, aux tensions politiques et aux fractures idéologiques. Elles ne résistent jamais longtemps à la banalisation du renoncement moral. Lorsque la conscience s’affaiblit, la complaisance devient norme, l’injustice se justifie et la responsabilité se dilue.

Avoir une conscience éveillée, poursuit l’auteure, c’est refuser la facilité de l’autojustification. C’est admettre que tout ne se vaut pas, que tout n’est pas excusable et que tout ne peut être relativisé. La conscience rappelle que ce qui est légal n’est pas toujours juste, et que ce qui est applaudi n’est pas nécessairement vrai. Elle impose une discipline intérieure sans laquelle la liberté se transforme en chaos et le pouvoir en violence.

Dans la famille, la conscience constitue la première école. Les valeurs ne se transmettent pas par de simples discours, mais par des actes cohérents. Les enfants observent avant d’écouter, imitent avant de comprendre. Dans la société, elle devient le socle invisible de la confiance collective. Là où elle est vivante, le désaccord nourrit le progrès. Là où elle s’éteint, la parole se vide de son sens et la force supplante le droit.

L’histoire humaine, rappelle Christhelle HOUNDONOUGBO, est sans ambiguïté : les grandes chutes commencent toujours par de petites lâchetés tolérées comme normales. À l’inverse, les grandes avancées sont souvent le fruit de femmes et d’hommes qui ont refusé de trahir leur conscience, parfois au prix de la solitude ou du sacrifice. De Socrate à Kant, de Nelson Mandela à tant d’anonymes, la fidélité à la vérité intérieure a toujours été un acte de courage.

Sans chercher à flatter ni à condamner, la chronique adopte une posture de lucidité. Elle affirme que les dérives collectives sont précédées de démissions individuelles répétées, et que chaque silence injustifié prépare une injustice plus grave. Mais elle rappelle aussi qu’une seule conscience droite peut infléchir une trajectoire, restaurer une limite et redonner du sens aussi bien à l’action publique qu’à la vie privée.

En conclusion, Christhelle HOUNDONOUGBO invite à un exercice simple et exigeant : s’interroger sans complaisance.

Qu’avons-nous accepté par confort ?

Qu’avons-nous justifié par intérêt ?

Qu’avons-nous refusé par peur ?

Et surtout, qu’avons-nous fait par fidélité à ce que nous savons être juste, même lorsque personne n’applaudit ?

Cette chronique s’adresse à toutes les opinions, parce que la conscience précède les idéologies et survit aux clivages. Elle permet de débattre sans se déshumaniser, de gouverner sans écraser, de s’opposer sans se perdre. Là où la conscience demeure debout, l’avenir reste possible.

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