Par une plume profonde et engagée, Christhelle HOUNDONOUGBO livre une réflexion puissante sur la protection, cette énergie silencieuse et vitale qui soutient l’individu, la famille, la communauté et la nation. Un texte à la fois intime et universel, qui invite à la lucidité, à l’équilibre et à la reconquête de soi dans un monde fragilisé.
Un soir ordinaire, une femme rentre chez elle après une journée éprouvante. Elle a tout donné : son énergie, son écoute, sa loyauté. Pourtant, ce soir-là, quelque chose cède en elle. Non pas sous l’effet d’un danger visible, mais à cause d’un épuisement intérieur, d’un trop-plein accumulé en silence. Dans cette lucidité douloureuse, elle comprend qu’elle a protégé tout le monde, sauf elle-même. Pour Christhelle HOUNDONOUGBO, cette prise de conscience marque le point de bascule entre la survie et la renaissance. C’est là que commence la véritable compréhension de la protection.
Dans un monde secoué par l’incertitude, traversé par des menaces visibles et des tensions silencieuses, la protection s’impose comme une nécessité presque sacrée. Elle est un acte de conscience, une posture de sagesse, un choix de survie intérieure. Se protéger, c’est reconnaître la valeur inestimable de sa vie, de sa mission et de ce que l’on porte en soi de plus précieux. Comme le soulignait Carl Jung, tant que l’inconscient n’est pas rendu conscient, il gouverne nos existences. La protection devient alors un acte de reconquête de soi.
Selon Christhelle HOUNDONOUGBO, la protection commence par l’éveil : celui de l’esprit qui discerne, du cœur qui refuse la confusion, de l’âme qui sait poser des limites sans culpabilité. Elle se manifeste dans des gestes simples mais décisifs : choisir ses relations avec lucidité, refuser les environnements toxiques, préserver son temps, son énergie, sa parole et sa réputation. Se protéger ne signifie pas se fermer au monde, mais y demeurer debout, enraciné et fidèle à soi-même. Marc Aurèle l’exprimait avec justesse : la véritable force réside dans la maîtrise de son esprit, non dans le contrôle des événements.
Au sein de la famille, la protection devient un acte d’amour profond et responsable. Elle ne se limite pas à l’aspect matériel ; elle consiste à bâtir un cadre émotionnel, moral et spirituel sécurisant, fondé sur le respect, l’écoute et des valeurs solides. Une famille protégée est un espace où l’on peut tomber sans être brisé, se relever sans être humilié et grandir sans peur. C’est là que se forment des êtres capables d’affronter la vie avec dignité et espérance.
À l’échelle de la communauté, la protection prend une dimension collective et structurante. Elle repose sur la solidarité, la vigilance partagée, le sens de la justice et de la responsabilité. Une communauté qui protège ses membres restaure la confiance, réduit les fractures et renforce la cohésion sociale. Hannah Arendt rappelait que la liberté a besoin d’un espace protégé pour exister. Là où cet espace est préservé, les citoyens s’engagent et construisent ensemble.
Pour une nation, la protection devient politique, morale et historique. Elle s’appuie sur des institutions solides, une gouvernance rigoureuse, une armée républicaine, mais aussi sur une conscience citoyenne élevée. Un pays véritablement protégé est celui dont les valeurs sont claires, dont la dignité nationale est défendue et dont le peuple se sent fier. Sans protection, avertissait Thomas Hobbes, l’homme retombe dans l’insécurité permanente.
Christhelle HOUNDONOUGBO souligne toutefois une vérité essentielle : aucune protection n’est absolue. L’excès de contrôle engendre la peur, la rigidité et parfois l’isolement. La protection juste repose sur l’équilibre : la vigilance sans paranoïa, la prudence sans fermeture, la foi sans naïveté. Elle n’enferme pas, elle libère.
Au-delà des stratégies humaines, une dimension plus élevée s’impose : celle d’une intelligence universelle. L’univers, affirme-t-elle, protège l’être humain qui marche en cohérence avec ses valeurs, agit avec droiture et honore sa mission. Cette protection exige des conditions claires : la vérité, l’alignement intérieur, la responsabilité et le respect du vivant. Comme le dit un proverbe ancien, lorsque l’homme marche droit, le chemin s’ouvre devant lui.
La protection la plus décisive demeure cependant intérieure. Elle est mentale, émotionnelle et spirituelle. Protéger son esprit, c’est refuser les paroles toxiques, la haine, la peur chronique et le découragement organisé. Protéger son âme, c’est nourrir sa foi, ses convictions profondes et ses valeurs essentielles. Cette forteresse intérieure permet de rester debout lorsque tout vacille.
L’histoire enseigne enfin que les grands bâtisseurs ont toujours compris la puissance de la protection juste. Nelson Mandela a protégé la dignité humaine par le pardon. Thomas Sankara a défendu la souveraineté par la conscience politique. Wangari Maathai a protégé l’avenir en protégeant la nature. Tous ont démontré que protéger, c’est aimer suffisamment pour agir.
La protection est une force silencieuse, mais vitale. Elle nourrit la confiance, stabilise les relations et crée des espaces où l’être humain peut s’élever sans crainte. En appelant à une protection consciente, éclairée et alignée, Christhelle HOUNDONOUGBO nous rappelle que protéger sa paix intérieure, ses valeurs et sa vision, c’est déjà résister, construire et espérer.
CHA – Femme Noire, Femme de Pouvoir
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