Icône mondiale de la musique africaine, Angélique Kidjo a récemment rappelé, sans détour, les principes qui guident ses choix artistiques. Pour la chanteuse béninoise, la nationalité, aussi noble soit-elle, ne saurait constituer à elle seule un critère de collaboration. Seule compte, insiste-t-elle, la capacité d’un projet à servir une chanson forte et une musique capable de s’imposer sur la scène internationale.
Fidèle à une éthique artistique rigoureuse, l’artiste aux multiples Grammy Awards refuse toute forme de complaisance. Elle assume pleinement cette posture exigeante, soulignant que plusieurs collaborations, y compris avec des artistes béninois, n’ont jamais vu le jour faute d’un rendu final à la hauteur des standards professionnels qu’elle s’impose. Pour Angélique Kidjo, publier une œuvre inaboutie serait trahir la musique elle-même.
Dans un contexte où la musique africaine, portée notamment par l’essor fulgurant des Afrobeats, conquiert un public mondial, la chanteuse y voit à la fois une opportunité et une responsabilité. Cette visibilité accrue, selon elle, doit s’accompagner d’un engagement ferme en faveur de la qualité, afin de raconter l’Afrique dans toute sa richesse, sa diversité et sa complexité, sans concession artistique.
Professionnalisme, rigueur, respect du travail bien fait et recherche de l’excellence sont, pour Angélique Kidjo, les véritables clés d’une collaboration réussie. Plus que des passeports ou des origines communes, ce sont ces valeurs qui permettent de bâtir des œuvres durables et de faire rayonner la musique africaine au-delà des frontières.
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