Chaque 26 novembre, la planète santé célèbre la Journée internationale des aides-soignants. Une date importante pour mettre en lumière un métier indispensable mais encore trop dans l’ombre, malgré les 400 000 professionnels qui, rien qu’en France, veillent chaque jour sur les plus fragiles.
Un pilier du système de soins… encore sous-estimé
Instituée en 2010 par l’Union Française des Aides-Soignants (UFAS), cette journée vise à rappeler l’essentiel : l’aide-soignant n’est ni un assistant passif, ni une simple “petite main”. Il est un membre à part entière de l’équipe médicale hospitalière et médico-sociale.
Pourtant, la méconnaissance autour de son rôle demeure persistante.
En 2013, un collectif baptisé « Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes » avait marqué les esprits lors d’une mobilisation sur le Parvis de la Défense, à Paris. Leur combat : réclamer la pleine reconnaissance de leur statut de professionnels de santé, travaillant par délégation des infirmiers, et dénoncer des conditions d’exercice souvent éprouvantes.
Au plus près des vies et des corps
Qu’ils exercent à l’hôpital, en EHPAD, à domicile ou en situation d’urgence sanitaire, les aides-soignants sont présents du premier au dernier geste, dans la dignité du soin comme dans l’accompagnement du quotidien.
Leurs missions sont multiples et essentielles :
Assurer les soins de base et de confort : accueil, hygiène, installation, mobilité, aide au repas…
Surveiller les constantes vitales et alerter en cas de danger.
Transmettre les informations aux équipes pour garantir la continuité des soins.
Animer le lien social, en particulier auprès des personnes âgées ou dépendantes.
Une profession dont l’impact est immense : préserver l’autonomie, apaiser la douleur, redonner du confort, maintenir l’espoir.
Au service de tous les âges et de toutes les fragilités
Chaque aide-soignant accompagne à tout moment :
les malades aigus ou chroniques,
les personnes vivant avec un handicap,
les seniors et personnes en perte d’autonomie,
les nourrissons, enfants et adolescents.
Une diversité humaine qui exige discrétion, patience et compassion… autant que rigueur et compétences techniques.
Un métier qui ouvre d’autres portes
Classés en catégorie B de la fonction publique hospitalière, les aides-soignants peuvent évoluer vers d’autres professions paramédicales : infirmier, auxiliaire de puériculture, ambulancier…
Et afin de répondre à un besoin croissant, 478 Instituts de Formation d’Aide-Soignant (IFAS) maillent le territoire français, offrant deux rentrées chaque année à celles et ceux prêts à se dévouer aux autres.
Reconnaître… enfin
En célébrant cette journée du 26 novembre, il s’agit aussi de rappeler une vérité simple : sans aides-soignants, la chaîne du soin se brise.
Alors, pour tous ces professionnels qui se lèvent tôt, veillent tard, soutiennent les malades et leurs familles :
Respect, gratitude et visibilité.
Parce que prendre soin des autres est, en soi, un acte de courage.
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