Après l’adoption du budget 2027 de l’Assemblée nationale, la députée Adjoua Gladys TOSSOU apporte des précisions sur la baisse de l’enveloppe par rapport à 2026. Selon l’élue, cette évolution traduit davantage une volonté de rationalisation des dépenses qu’un recul des ambitions du Parlement. Achèvement du nouveau siège, redéploiement du personnel, contrôle de l’action gouvernementale et coopération avec l’Exécutif figurent parmi les priorités affichées.
Reçue mercredi 9 septembre 2026 sur l’émission « Invité du soir » d’E-Télé, la députée Adjoua Gladys TOSSOU est revenue sur les principaux contours du budget 2027 de l’Assemblée nationale. Son intervention intervient quelques heures après l’adoption de cette loi de finances par les députés, dans un contexte marqué par des interrogations sur la baisse de l’enveloppe par rapport à l’exercice précédent.
Pour la parlementaire, cette diminution ne saurait être interprétée comme un désengagement de l’institution. Elle correspond plutôt à un réajustement budgétaire, opéré dans une logique de rationalisation et en concertation avec le Ministère de l’Économie et des Finances.
Une baisse liée notamment aux dépenses de début de législature
L’une des principales explications avancées concerne les dépenses liées à l’installation des députés en début de législature. Ces charges, importantes lors de la mise en place de la nouvelle législature, ne se reproduisent pas avec la même intensité au titre de 2027.
Cette situation permet ainsi à l’Assemblée nationale de réorienter une partie de ses ressources vers des investissements jugés prioritaires pour la modernisation de l’institution.
Parmi ces priorités figure notamment l’achèvement du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Alors que 7 milliards de FCFA étaient prévus en 2026 pour ce chantier, l’enveloppe consacrée à sa réalisation devrait atteindre 9 milliards de FCFA en 2027.
L’ambition affichée est de permettre à l’institution parlementaire d’intégrer ses nouveaux locaux modernes au plus tard au cours de l’année 2027.
Pas de licenciements annoncés
La question des ressources humaines a également été abordée au cours de l’émission. Sur ce point, Adjoua Gladys TOSSOU s’est voulue rassurante : aucun licenciement ne serait envisagé dans le cadre de cette réorganisation budgétaire.
L’orientation retenue repose plutôt sur une meilleure utilisation des compétences disponibles. Le Président de l’Assemblée nationale travaille ainsi à un plan de redéploiement du personnel, avec l’objectif d’affecter les agents aux postes correspondant davantage à leurs compétences et aux besoins réels de l’institution.
Une démarche qui, selon la députée, doit contribuer à une gestion plus efficiente des ressources publiques.
Le contrôle de l’action gouvernementale renforcé
Au-delà des dépenses de fonctionnement, le budget 2027 doit également soutenir les missions constitutionnelles de l’Assemblée nationale, notamment le contrôle de l’action gouvernementale.
Pour les populations, cette orientation devrait se traduire par une présence accrue des députés sur le terrain. Des missions et descentes dans les différentes localités sont annoncées afin de recueillir les préoccupations des citoyens et de mieux les porter auprès de l’Exécutif.
La digitalisation et la modernisation des procédures internes devraient également se poursuivre, avec l’objectif d’améliorer le fonctionnement de l’administration parlementaire et les conditions d’exercice du mandat des élus.
Parlement et Gouvernement : une collaboration assumée
Abordant enfin les relations entre le Parlement et le Gouvernement, la députée a décrit un climat de travail serein et constructif entre les deux institutions.
Elle a notamment évoqué le vote du collectif budgétaire au titre de l’exercice 2026, présenté comme l’une des illustrations de cette collaboration et de la volonté d’accompagner la mise en œuvre des mesures sociales du programme présidentiel.
Pour Adjoua Gladys TOSSOU, cette dynamique repose sur une ambition commune : œuvrer au développement du Bénin et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Ainsi, derrière la baisse globale du budget de l’Assemblée nationale pour 2027, l’élue voit moins une contraction des ambitions qu’un changement de priorités. L’institution entend désormais concentrer davantage ses ressources sur ses missions essentielles, ses grands projets structurants et l’amélioration de son efficacité au service des citoyens.
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